MINI-MISSION/VISITE EN FRANCE
Cadarache, Juillet 2012
ITER

Présentation générale ITER énergie fusion Production d'énergie par bio-algues

Programme, participants et contexte
11h00 - Accueil (Michel Claessens, ITER) et introduction générale du programme ITER, impact environnemental du programme
12h15 - Aperçu du site et commentaires
12h45 - Déjeuner au Château de Cadarache
14h30-15h30 - Visite du Tokamak Tore Supra (CEA)
15h45-16h45 - HELIOBIOTECH, visite par Thierry Heulin, chef d'institut

Liste participants:
AUGER Bruno (MP1999)
AVIGNON Pierre (MS1987)
BERMAN Guy (MP1973)
CHAUVIN André (MS1992)
CUVIER Jean-François (MP1975)
DUBOIS Nicole (MP1977)
DUGRIPON François-Xavier (MP2004)
DURAND Béatrice (MP1995)
    GAUDRYJean-Michel (MP2000)
JACOB Bernard (MP1979)
LE CHEVILLER Jean-Pierre (MP1973)
LEGRAIN Pierre (MP1981)
de MONTESQUIEU Charles-Henri (ext)
PEZARD Alice (ext)
WEYMULLER Benoit (MP1977)

Contexte de la visite
Le 6 juillet 2012, Pierre Legrain (MP1981), nous invitait à découvrir le site ITER. 16 panglossiens ont répondu présent pour cette journée riche en découvertes, avec la visite du chantier ITER, mais aussi du site du CEA de Cadarache.

Nous avons été accueillis par Michel Claessens, responsable communication d’ITER. Michel Claessens a quitté sa Belgique natale pour rejoindre ce projet. Au déjeuner, nous sommes rejoints par Maurice Mazière, dans le cadre magnifique du château de Cadarache.

photo n1 - 2012juillet_1 photo n2 - 2012juillet_1 photo n3 - 2012juillet_1 photo n4 - 2012juillet_1 photo n5 - 2012juillet_1 photo n6 - 2012juillet_1 photo n7 - 2012juillet_1 photo n8 - 2012juillet_1 photo n9 - 2012juillet_1 photo n10 - 2012juillet_1 photo n11 - 2012juillet_1 photo n12 - 2012juillet_1 Photos B. Jacob & G. Berman   (pour agrandir une photo cliquer dessus)


ITER : un projet plein d’intérêt, mais avec encore de nombreuses questions
Le pari sur l’avenir est impressionnant. Nous ne connaîtrons les résultats de ces recherches que dans 10-15 ans. Personne ne sait si ce projet aboutira à une mise en ?uvre industrielle. Mais ce projet à de nombreuses facettes, concernant l’électromagnétisme, la supraconductivité, la mécanique de précision…, qui ne manqueront pas d’ouvrir de nouveaux champs pour les chercheurs et les industriels.

Si ce projet aboutit, tous nos problèmes d’énergie seront-ils résolus ? Les promoteurs de ce projet expliquent que cette énergie est sûre et propre. Question sécurité, l’argument est de dire que la réaction s’arrête automatiquement. Au contact de matériau, la température va baisser immédiatement, arrêtant de ce fait la réaction. Cela nous donnerait donc accès à une énergie nucléaire sûre.

La réaction physique ne produit pas de déchet radioactif, ce qui en fait donc une réaction sûre pour l’environnement. De plus, cette réaction ne produit pas de carbone. Malgré tout, la maîtrise de cette technologie n’est pas garantie. Et personne ne peut prédire les rendements énergétiques qui seront atteints.

Plus que les aspects physiques, les critiques du projet concernent d’abord l’emploi de l’argent public. Est-ce un bon investissement pour l’avenir, nul ne peut le dire.

La gestion du projet est l’autre pari important : on s'étonne que sa gestion soit de type "administration internationale politique" et non d'un type proche du privé. Ce type de management pose les problèmes suivants :
les personnalités du conseil sont nommées pour des raisons politiques plus que par leur contribution possible,
leurs préoccupations semblent davantage du type "à qui vont les contrats" que "comment être efficaces",
le projet semble coupé des milieux de l'énergie électrique et dérivés, tout au moins des "influents".
Bruno Auger (MP1999), Guy Berman (MP1973)