MINI-MISSION/VISITE EN FRANCE
Roissy Charles-De-Gaulle, Décembre 2014
Aéroports de Paris


La visite comprenait la présentation du poste de commandement intégré (PCI) du terminal 2, puis la visite de la liaison entre terminaux A/C (dont les travaux de rénovation se sont terminés en octobre 2012), du système de traitement des bagages et des équipements de viabilité hivernale y compris l'avion d'entrainement.

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 vidéo n°1 (1'11"): Tapis à bagages - .[6,33 Mo]
 vidéo n°2 (2'34"): Dégivrage avion - .[8,16 Mo]

Aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle (ADP)
Participants :
Bruno Auger, Keolis
Pierre Avignon, retraité
André Chauvin, retraité
Thierry Courtiol, Consultant en stratégie et management,
   et Marie Aubelle
Jean-François Cuvier, retraité
Alain Dubail, retraité
François-Xavier Dugripon, ENGIE
Pierre Flicoteaux, retraité
Michel Gazay, ADP

François Giger, EDF, et Catherine Giger
Nicole Hirsch-Triquart, retraitée
Bernard Jacob, IFSTTAR
Pierre-Yves Landouer, Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie
Alain Le Jan, retraité, et Elisabeth Le Jan-Gaudemer
Julien Marteau, ADP
Marie-Anne Nemeth, Conseil financier et expertise indépendante
Patrick Schwartzmann, retraité
Françoise Sillion, Caisse des Dépôts et Consignations
La visite a pu être organisée grâce à l’appui de Julien Marteau (MP2012), responsable buisiness développement, et Michel Gazay (MP2013), de la Direction de l'environnement et du développement durable, département politique environnementale et énergétique, qui nous ont chaleureusement accueillis à Roissy Charles-de-Gaulle.

1. Poste de commandement intégré (PCI) du terminal 2

La performance d’ADP repose sur trois piliers : sûreté, sécurité et qualité de l’accueil du public.

L’aérogare 2 de l’aéroport CDG comporte 7 terminaux A-B-C-D-E-F-G. Le PCI concerne les 4 premiers terminaux, qui accueillent 13 millions de passagers par an. Son activité est assurée 24h/24, avec 15 fonctions clés et une équipe minimum de 34 personnes. ADP passe des marchés de sous-traitance et veille à leur bonne exécution. La prise de poste se fait chaque jour entre 4h et 6h. Les salariés, qui habitent pour la plupart à moins d’une heure de l’aéroport, apprécient de pouvoir travailler en horaire décalé.

La surveillance des 500 000 m² de locaux se fait à partir d’un service incendie développé par ADP qui gère 7 500 détecteurs d’incendie tous reliés à un réseau informatique. Les interventions doivent se faire le plus vite possible mais sans perturber l'exploitation. 95% des alertes sont sans cause réelle. Pour la levée de doute, l'agent est aidé par l’impression d’un plan et cette levée de doute doit se faire en moins de 5 mn. Sur 2 500 interventions par an des équipes de pompiers, 50% concernent le secours à la personne et 50% la levée de doute pour les alertes incendie.

Les équipes de sécurité et de sûreté travaillent en étroite collaboration, y compris physiquement dans des locaux partagés. Des questions très concrètes sont traitées collégialement, par exemple pour l’ouverture de porte-frontière séparant les flux de passagers qui n’ont pas encore passé les contrôles douaniers ou de sécurité, de ceux déjà contrôlés.

2. Visite de la liaison aérogare 2, terminaux A-C

Les travaux de rénovation de la liaison des terminaux A-C se sont terminés en octobre 2012 La recherche de l’optimisation des flux dès la conception doit prévoir une circulation des véhicules entre l’aérogare et l’avion, de façon à ne pas interrompre ces flux à chaque arrivée/départ d’un avion. Lors de la conception des terminaux A-C dans les années 80, une systématisation de l’arrivée au contact de l’aérogare n’était pas recherchée. 50% des avions peuvent se garer au contact, ce qui représente quand même 70% du flux passagers. Pour les terminaux plus récents (E et F) 90% des avions sont traités au contact.

L’organisation des flux de passagers suit l’évolution de la politique de recherche d’une stricte séparation entre la phase de contrôle et la phase de shopping. Ces deux phases se passent à des étages différents afin que les passagers pensent : « j’ai passé les contrôles, je suis détendu en attendant l’embarquement et je profite des boutiques de luxe ». La redevance prélevée sur les activités commerciales représente 25% du revenu d’ADP, soit environ 100 M€/an pour les boutiques des terminaux A-C. 7% des revenus viennent des parkings et le reste (68%) des redevances aéroportuaires payées par les compagnies aériennes.

Les membres de l’équipe d’exploitation arborent un badge « Happy to help you », dans le cadre d’une démarche volontariste pour donner à l’exploitation une orientation client plus forte.

3. Visite du système de traitement des bagages

Le système de bagages traite chaque jour 60 000 objets. Tous sont scannés. Il existe deux systèmes. Celui visité est entièrement automatique, avec une vitesse de circulation des bagages à 18 km/h. Un autre système moins automatisé est également en service au terminal 2C.

Pour le système visite, il y a 60 km de linéaire de convoyage bagages, dont 26 km se trouvent sous nos pieds. Il faut 6 à 7 mn de traitement par bagage. Tout est redondant y compris la centrale électrique. Un système automatisé de routage calcule le chemin le plus court pour chaque bagage. 100% des bagages sont scannés. Le système a couté 300 M&eurol;, et au terminal 1 l'investissement a été de 260 M&eurol;.

4. Visite des équipements de viabilité hivernale et de l'avion d'entrainement

Après les difficultés rencontrées lors de l’épisode neigeux de 2010, ADP a réagi fortement. L’équipe de viabilité hivernale passe de 15 à 1 000 personnes entre la période estivale et la période hivernale (15 octobre - 15 avril). Elle s’appuie sur 450 volontaires d’ADP plus du personnel extérieur mis à disposition par des entreprises de travaux publics en période creuse de leur activité (l’hiver). 60 chauffeurs sont formés et régulièrement entraînés. 172 engins de déneigement des pistes, taxiways et parkings, flambants neufs, sont à disposition. Ils sont organisés en 15 « train-neige » qui regroupent les différents engins nécessaires aux opérations de déneigement. Les chasse-neiges utilisent les lames les plus larges disponibles sur le marché (8 m). La lame ne doit pas toucher la piste. La neige est repoussée, puis une brosse frotte le tarmac et enfin une soufflerie sèche la piste ou projette un antigel (du formiac). Une piste (4 200 m de long et 60 m de large) est déneigée en 40 minutes environ. 5 chasse-neiges interviennent simultanément, positionnés en chevron, pour traiter une demi-piste. Au total, il y a 6,5 Mm² d’enrobé. Donc quand il tombe 1 cm de neige, il faut en évacuer 650 000 m3. En été se déroule la préparation et le retour d’expérience.

250 personnes sont affectées aux 18 postes de dégivrage des avions. Pour s’entraîner les opérateurs de dégivrage doivent pratiquer 2 jours/mois, tous les mois. Pour conserver leur habilitation, ADP leur a acheté un A320 et a équipé une aire d’entraînement. Cette installation sert également aux exercices incendie. Il faut 10 minutes avec 4 dégivreuses pour traiter un A320. L’opération consiste à projeter un mélange eau-glycol chaud sur toutes les parties de la carlingue. Ces équipements permettent une plus grande efficacité et une forte économie de glycol par rapport aux rampes qui étaient utilisées précédemment.

5. Visite de la maison de l’environnement

La maison de l’environnement a été créée dans les années 90 pour améliorer le lien entre l’aéroport et les habitants et élus des communes avoisinantes. Le logiciel Vitrail permet de visualiser avec 30 min de décalage le mouvement de tous les avions (1 400 /jour) jusqu’à 200 km de l’aéroport. Des conférences et une exposition sont organisées.

Bruno Auger (MP1999), François-Xavier Dugripon (MP2004) et Bernard Jacob (MP1979)