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11/4/2017 : Assemblée générale 2017 : à la gare Saint Lazare (Paris 8).     
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Forum 5
Le panglossien, promoteur de la culture européenne

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Ce forum est destiné à un recueil et échange d’idées sur l'Europe. Toute opinion peut s'exprimer librement ; seules des interventions hors sujet ou inconvenantes seront modérées.
animation :

Christine Ecuyer (A2004)
 
095
02/07/2007 - 16:08
Sylvie Mennesson
(MP1992)
Le président Nicolas Sarkozy devait tenir lundi 2 juillet à Strasbourg une "grande réunion publique sur l'Europe" afin d'expliquer le traité simplifié, au moment où sa position sur la Turquie et le déficit inquiète certains de ses partenaires de l'Union.

Le chef de l'Etat entend "expliquer aux Français le traité simplifié décidé à Bruxelles et les perspectives qu'il ouvre pour la relance du projet européen", selon le porte-parole de la présidence David Martinon.

M. Sarkozy a joué un rôle important au côté de la chancelière allemande Angela Merkel dans cet accord obtenu lors du Conseil européen des 21 et 22 juin, visant à remplacer la Constitution, que les Français et les Néerlandais ont rejetée en 2005 par référendum.

Dominique Strauss-Kahn, un des principaux responsables socialistes, a d'ailleurs salué lundi "le travail" de M. Sarkozy qui, selon lui, "a joué son rôle et plus que son rôle" pour arracher un accord. "C'est le retour de la France en Europe", s'est-il félicité.

Bien décidée à conserver une place centrale dans la construction européenne, la France a d'ores et déjà assuré le Portugal, qui assure la présidence tournante de l'UE depuis dimanche, de son "soutien sans faille afin que ce texte puisse être signé avant la fin de l'année".

En revanche, sur d'autres sujets sensibles, notamment l'adhésion de la Turquie et le respect des promesses en matière de déficit public, les relations risquent d'être plus tendues. Sur la Turquie, Lisbonne semble décidé à freiner Nicolas Sarkozy dans sa volonté de rouvrir immédiatement le débat sur l'avenir européen de ce pays qui, selon lui, n'a "pas sa place dans l'Union". Le secrétaire d'Etat portugais aux Affaires européennes, Manuel Lobo Antunes, avait dit que le Portugal ne voulait pas organiser au sommet européen de décembre un débat sur les futurs élargissements et les frontières de l'Union, comme le demande M. Sarkozy. "C'est très difficile d'ouvrir un nouveau débat qui divise quand on en a déjà un qui n'est pas terminé", a déclaré en fin de semaine le ministre portugais des Affaires étrangères, Luis Amado. Le Portugal, ainsi que le Royaume-Uni, la Suède ou encore l'Espagne, sont parmi les principaux avocats d'une adhésion turque à l'UE.
Autre sujet de tension entre Paris et la plupart de ces partenaires, le déficit public. Les 13 pays de la zone euro se sont engagés en avril à équilibrer leurs comptes publics d'ici à 2010, mais M. Sarkozy a repoussé unilatéralement cet objectif à 2012, fin de son mandat, au grand dam des partenaires européens.
Le président mise sur le "paquet fiscal", avec de nombreuses réductions d'impôts, qui doit être adopté dès la session extraordinaire du parlement en juillet pour relancer la croissance et ensuite revenir à l'équilibre. "Si un pays ne veut pas respecter un engagement, cela soulève un problème qui n'est pas juridique mais politique", a mis en garde le ministre portugais des Finances Fernando Teixeria dos Santos, promettant que "c'est par la pression des pairs que nous le ferons respecter". Pression qui devrait se faire sentir dès le 9 juillet lors d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles, à laquelle participera exceptionnellement M. Sarkozy, déterminé à tenter de convaincre personnellement ses partenaires que Paris sera "au rendez-vous de la réduction de l'endettement et des déficits".

094
10/05/2007 - 04:12
Martine Dewsnap
()
Au cours de leur voyage en Chine des membres du Club Panglos ont visite le Centre International de Recherche er d'Innovation sur les Utilisations du Bambou, situe au sein de l'Academie des Beaux-Arts a Pekin. Le Centre a ete fonde par une francaise Martine Dewsnap avec la mission de promouvoir le bambou en remplacement de tout ce qui est aujourd'hui fabrique avec des materiaux reconnus pour leur toxicite et leur participation a la pollution et au rechaufement global. Le modele utilise est unqiue: ce centre d'excellence invitent des etudiants des grandes ecoles de commerce de 3eme et 4eme annee a venir faire leur stage qui consistent a faire une etude de marche et a monte une strategie marketing sur un produit de leur choix, fabrique avec du bambou, de la fibre de bambou, ou un composite. Deja plusieurs produits sont a l'etude, un portable eco destine aux visitors des jeux olympiques 2008, une voiture bambou, un resport-boutique hotel, une gamme produits de beaute, une collection sports extremes... La visite des membres de Panglos a eu un effet benefique sur la cooperation entre les etudiants francais et chinois et une exposition aura lieu le 26 Mai prochain - un grend evenement auxquels nous invitons une representation du Club Panglos. Comment pouvons nous representer vos activites, vos projets, vos forums et peutetre meme apporter notre soutien aux missions de vos membres. Avec tous nos remerciement. Nous avons ouvert un nouveau centre au Bangladesh et nous vous donnerons sous peu des nouvelles des 100 etudiants qui ont repondus a notre appel et ui se preparent a faire du bambou la ressource essentiel pour leur travail futur.
093
14/01/2007 - 11:46
B. J.
(MP1979)
Le livre de Jean-Claude Piris (MP1975), Directeur général du Service juridique du Conseil de la Commission Européenne, The Constitution for Europe, Cambridge University Press, 2006, 284 pp, 22,99/50 £, voir : www.bruylant.be, est paru.
092
09/09/2006 - 13:25
-
(MP-)
En direct de l’université de La Rochelle, le 28 août dernier, un panglossien nous rapporte les éléments les plus intéressants rapportés au cours de l’atelier très attendu sur les « Questions Européennes »
091
29/05/2006 - 13:34
Sylvie Mennesson
(MP1992)
Un an après le referendum, qu'a-t-on gagné à avoir voté non ???

Je voudrais relancer ce débat un an après le référendum sur la consitution européenne.. Nous n'avons donc pas de nouvelle constitution, la bonne blague, pour ceux qui pensaient avoir un PLAN B eh bien ils en sont pour leurs frais, l'Europe a continué sans cela, mais n'a pas avancé d'un iota, alors que de nouveaux pays s'apprêtent à entrer et que la question de la Turquie (ô combien hypocrite, et qui a agi comme repoussoir) est non seulement déjà traitée, mais avance à grands pas, constitution ou non.. On l'avait annoncé : la poursuite de l'Europe se fait sans nous, mal nous en a pris ! Nous ne pesons plus grand chose dans les institutions européennes, c'est ça la réalilté, et les nouveaux entrants, dynamiques et conscients des enjeux, eux, occupent les postes inoccupés (la nature et l'Europe en particulier ayant horreur du vide!) - Il faut vraiment ne rien connaître aux institutions européeennes pour avoir cru que l'absence de Constitution signifiait moins d'Europe....Quelle erreur ! cela a simplement signifié moins de France, moins de Royaume Uni et de "vieille Europe" comme se sont plu à la nommer certains....

090
04/05/2006 - 19:00
Christine Ecuyer
(A2004)
Nouveau : un portail français sur les questions européennes : http://www.touteleurope.fr/
089
14/03/2006 - 14:32
Christine Ecuyer
(A2004)
Quelques propositions pour que les régions jouent un rôle de passerelle entre l'Europe et ses citoyens.(Source : Newletter la Gazette des Communes - 13 mars 2006)

"Lors d'une rencontre avec la Commissaire européenne Margot Wallström, Riccardo Illy, le Président de l'Assemblée des Régions d'Europe (ARE), a présenté 22 propositions concrètes pour renforcer le lien entre les citoyens et l'Union européenne. “Les régions sont responsables de la gestion de 70 à 80 % de la politique de l'UE et peuvent de ce fait informer les Institutions européennes de ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Mieux les impliquer dans la définition de la politique européenne peut mener à une plus grande participation des citoyens dans les décisions politiques et à la création d'une réalité européenne sur le terrain, grâce à la mise en place et au développement de projets et programmes communs".
1. Les régions doivent jouer un rôle plus important dans la promotion des opportunités concrètes que l’Union européenne offre aux citoyens (telles les programmes d’échange)
2. Les programmes scolaires doivent accorder plus de valeur aux affaires européennes, en incluant notamment l’enseignement de l’histoire et de la politique européenne communes.
3. Les autorités régionales doivent garantir une formation continue en affaires européennes pour tous les fonctionnaires régionaux travaillant sur les questions européennes
4. Un renforcement des liens au sein des partis politiques est nécessaire entre les élus des niveaux régional, national et européen. Ceci permettra de faire remonter les avis de la base vers les décideurs européens
5. Les autorités régionales doivent mobiliser leurs responsables Presse et Communication afin de sensibiliser les citoyens à l’impact des politiques et des fonds européens sur leurs propres régions à travers des récits d'intérêt pour eux 6. Les autorités régionales doivent fournir aux citoyens de meilleures informations sur les projets financés dans leurs régions par l’Union européenne, grâce aux sites internet et à des bibliothèques et centres d’information
7. La commission européenne doit développer les centres "Europe direct" pour en faire des réseaux de communication interactifs
8. Les élus régionaux doivent collaborer avec les membres du Parlement européen et du Comité des Régions pour mettre en place des forums de discussion sur les affaires européennes qui ont une influence directe sur leurs régions
9. Les institutions régionales et européennes doivent coopérer afin d’organiser des forums de citoyens rassemblant des acteurs régionaux et des représentants du CdR, de la Commission et du Parlement
10. La Commission européenne doit davantage consulter les régions le plus tôt possible dans le processus législatif, et ce tant de manière formelle qu'informelle 11. Le dialogue structuré doit être détaché de la relation interinstitutionnelle entre le CdR et la Commission
12. Le dialogue structuré annuel avec le Président de la Commission doit avoir lieu avant l’approbation du programme de travail de la Commission
13. Le dialogue structuré doit être limité aux associations européennes afin d’accorder suffisamment de temps pour un dialogue et des contributions significatives
14. Un intergroupe aux affaires régionales doit être introduit au sein du Parlement européen
15. Le Parlement européen doit organiser des auditions avec les régions sur les politiques qui les affectent
16. Les relations entre les Parlementaires européens et les élus régionaux issus de circonscriptions électorales qui se chevauchent doivent être améliorées
17. Tous les gouvernements nationaux doivent s’engager à consulter les régions en ce qui concerne les politiques européennes qui ont un impact sur les compétences régionales du pays
18. Les représentations permanentes doivent régulièrement échanger des informations et maintenir un contact avec les représentants régionaux à Bruxelles
19. La Commission européenne doit mettre en place un mécanisme de jumelage institutionnel afin de permettre l’échange de bonnes pratiques en matière de transposition et de mise en œuvre de la législation de l’Union européenne entre les administrations régionales
20. La Commission européenne, dans son compte-rendu 2006 de "l’impact assessment", doit mener une analyse appropriée du degré de consultation des autorités locales et régionales dans le processus tel qu’il est à ce jour et faire des recommandations concrètes pour l’améliorer
21. Les autorités régionales doivent faire participer des acteurs intéressés issus de leurs régions à leurs délibérations sur les affaires européennes, par exemple au moyen de groupes consultatifs formés de citoyens
22. Les assemblées régionales doivent accorder plus d’importance aux débats sur les affaires européennes"
088
28/02/2006 - 14:50
Sylvie Mennesson
(MP1992)
Voilà un article intéressant paru dans le FIGARO, écrit par Nicolas Barré le 28 février 2006 - Il repose la question de l'intégration économique au plan européen, dans le contexte de libéralisation accrue...

Les mariages mixtes ne sont pas une valeur montante dans l'Europe des affaires. Tandis que Madrid cherche à éconduire un allemand sur son sol, Paris vient de boucler une union express entre Suez et Gaz de France afin de contrer les avances présumées de l'italien Enel sur l'ex-compagnie de Suez, dont Catherine Deneuve vanta jadis la privatisation.

Il est facile d'ironiser sur la célérité de l'Etat dans cette affaire. Ou de déplorer les intentions «impures» du gouvernement à l'égard d'une offre qui ne serait rejetée que parce que l'assaillant est italien. Critiques malvenues. On se souvient comment le gouvernement de Silvio Berlusconi avait fait voter une loi spéciale pour empêcher EDF de prendre pied en Italie. Qu'aujourd'hui son gouvernement, européen quand cela l'arrange, en appelle à Bruxelles et dénonce une «énorme violation du droit communautaire» ne manque pas d'ironie.

Ce n'est surtout pas le sujet. Car le rapprochement entre Suez et Gaz de France s'inscrit dans une logique impeccable, celle de la libéralisation du marché de l'énergie justement promue par Bruxelles. Souvenons-nous. C'est au nom de la concurrence qu'EDF et Gaz de France ont été séparés et ont dû renoncer à leur monopole historique.

La constitution de grands groupes intégrés, capables de fournir à leurs clients tous les types d'énergie, devait constituer l'étape suivante du big bang de ce marché. C'est tout le sens du mariage de l'ex-GDF avec Suez, et c'est la raison pour laquelle les investisseurs applaudissent. Parions que si la motivation première du rapprochement n'avait été que le «patriotisme économique», leur réaction eût été bien différente !

Y a-t-il eu dans ce dossier une petite (ou grande) part d'opportunisme, l'occasion – une rumeur d'OPA – faisant le larron ? Certes. Mais doit-on vraiment regretter que l'Etat actionnaire se soit montré pour une fois rapide et réactif ? Et, après tout, quel capitaliste privé n'aurait été tenté d'échanger son contrôle sur une entreprise gazière de taille moyenne contre une position de référence dans l'un des plus grands groupes d'énergie mondiaux ? Enfin tous ceux, notamment à gauche, qui critiquent l'opération devraient se poser la question : qu'y a-t-il de plus important à leurs yeux, que Gaz de France soit un peu plus privé ou que le nouvel ensemble soit désormais ancré dans la sphère publique ?

Ce qu'il faut surtout regretter dans cette affaire, ce sont les crispations auxquelles elle a donné lieu. Car on sent monter un peu partout à travers le continent les préjugés collectifs hostiles au grand marché. Vingt ans après la signature de l'Acte unique, le doute identitaire l'emporte hélas sur l'élan européen. «Nos pays sont devenus trop petits pour le monde actuel», prévenait pourtant Jean Monnet, le père de l'Europe, dès 1954. Ils le sont encore plus qu'il y a un demi-siècle. C'est la raison pour laquelle il y aura d'autres opérations Suez-Gaz de France. Il faut le souhaiter, pas le craindre.
087
11/10/2005 - 15:49
Christine Ecuyer
(A2004)
Deux documents pour relancer la réflexion sur l'Europe, suite à l'intervention précédente avec le sujet turc :
- "L'Europe vue par les Européens", lié aux émissions d'Arte fondées sur une étude de la SOFRES,
- "Le modèle social européen ou la création d'une identité sociale européenne", en vue de la réunion informelle des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne des 27 et 28 octobre prochain.
Ces deux textes proviennent du site de la Fondation Schuman.
086
04/10/2005 - 17:21
Sylvie Mennesson
(MP1992)
Pour ou Contre l'entrée de la Turquie dans l'Union européene ?
Article sur les derniers événements :
L'Union européenne a évité de justesse d'ajouter aux crises constitutionnelle et budgétaire qui la paralysent déjà une nouvelle crise interne entre les Vingt-Cinq et externe avec la Turquie. L'intransigeance autrichienne, une gestion à haut risque du dossier par la présidence britannique de l'UE - certains diplomates parlent de "funambulisme" - et la susceptibilité turque ont failli provoquer un fiasco dont l'Union aurait eu du mal à se relever dans l'état de faiblesse qui la caractérise.Les difficultés que les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont éprouvées pour se mettre d'accord sur le mandat de négociation avec la Turquie alors que tout avait été approuvé à l'unanimité en décembre 2004 a démontré l'ampleur de la crise actuelle.
Comment en est-on arrivé là ?Tout commence le 29 mai dernier, avec le "non" français à la Constitution européenne suivi, quatre jours plus tard, par le "nee" néerlandais. Pour de nombreux responsables européens, la perspective de l'adhésion turque a incité une partie de l'électorat à voter contre la Constitution pour écarter la Turquie de l'Europe. "Il fallait démontrer aux opinions publiques que le message était reçu et que l'on serait d'autant plus rigoureux avec Ankara", souligne un ambassadeur de l'Union européenne, selon lequel la ligne des Vingt-Cinq s'est alors durcie.
La Turquie est également jugée en partie responsable. Si elle a approuvé en juillet dernier le "protocole d'Ankara" élargissant aux dix nouveaux Etats membres le bénéfice de l'Union douanière, elle y ajoute une déclaration selon laquelle cela ne vaut pas reconnaissance de Chypre. Dans le même temps, Ankara annonce que ses ports resteront fermés aux avions et aux bateaux de la partie grecque de Chypre, une île dont elle occupe la partie Nord-Est.
"Les Turcs ne nous ont pas aidé avec leur déclaration", soupire un diplomate d'un pays allié de la Turquie.
Alors que tout était préparé, la dernière ligne de droite avant l'ouverture des négociations a donc été polluée par le contexte. Les Vingt-Cinq ont été obligés de répliquer au "protocole d'Ankara" par une "contre-déclaration" laborieusement négociée pendant des semaines afin de mettre les choses au point: la reconnaissance de Chypre, y est-il dit, est un préalable à l'adhésion.
Mais personne ne voit venir l'Autriche et sa volonté d'incorporer dans le mandat de négociation une alternative à l'adhésion, comme par exemple un "partenariat privilégié". Et pour cause: "L'Autriche, explique un diplomate, n'avait pas fait de ce point un préalable avant le mois dernier."
Même si d'autres pays, comme la France, ne verraient pas d'un mauvais oeil ce "partenariat privilégié", les 24 autres Etats s'en tiennent aux conclusions du sommet européen de Bruxelles de décembre 2004 adoptés à l'unanimité.Ce texte, soigneusement négocié, souligne que "l'objectif commun des négociations est l'adhésion", même si ce résultat "ne peut être garanti à l'avance" et qu'en cas d'échec des pourparlers la Turquie devrait être liée aux structures européennes par "le lien le plus fort possible".
Forte de l'accord unanime des dirigeants européens, y compris de l'Autrichien Wolfgang Schüssel, la présidence britannique attend calmement l'échéance du 3 octobre, qui devait être l'un des grands moments de son semestre européen.Quand il apparaît que l'Autriche fait de la résistance, Londres croit qu'il suffira de l'isoler pour l'emporter. "Cette affaire a été mal gérée depuis des mois", souligne un ambassadeur. "Le Foreign Office a péché par arrogance."Ce n'est que dimanche, à la veille de l'ouverture prévue des négociations, que le dossier arrive sur la table des ministres après avoir été traité en vain pendant des semaines par les ambassadeurs de l'Union européenne.Enfin, au lieu de négocier avec les 25 Etats membres de l'UE, la présidence britannique reste constamment en contact avec la Turquie pour lui demander son assentiment.
085
09/06/2005 - 11:11
Christine Ecuyer
(A2004)
L'article de Dominique Reynié "29 mai 2005, un paysage dynamité " propose une analyse intéressante sur le scrutin du 29 mai dernier et, malgré le constat d'un immense gâchis, finit sur une note légère d'espérance
084
01/06/2005 - 23:48
Jean-François Chauveau
(MS1994)
Je partage complètement l'avis qu'un certain nombre de faits relatifs au référendum sont positifs. Ainsi, il est prouvé, contrairement à ce qu'affirme la gent politicienne et les journalistes, que les français ne se désintéressent pas de la politique. On leur a proposé un référendum sur un sujet précis. Il en ont abondamment discuté. La seule vraie discussion politique a eu lieu dans les bistrots ou en famille ou au bureau ou sur Internet. C'est un échec gigantesque pour les politiciens qu'ils soient partisans du oui ou du non. Je n'ai pour ma part entendu aucun argument sérieux dans l'un quelconque des deux camps au cours de la campagne. Contrairement à ce qu'ils affirment, les politiciens français n'ont rien compris au message. En particulier, ils n'ont pas saisi que les français estiment légitime qu'on leur explique et qu'à partir de là, ils se sentent suffisamment adultes pour juger. Pendant cette campagne, de très nombreuses délocalisations ont été annoncées, qui ne s'appuient pas sur des difficultés financières des entreprises mais sur le désir d'augmenter encore les bénéfices. Par ailleurs, des chefs d'entreprises ont cru judicieux de proposer à leur salariés d'aller travailler dans la future usine (en Roumanie par exemple) pour un salaire dix fois moindre (120€ par mois : je vous signale que 120 € ne suffisent pas pour vivre même en Roumanie ...) et pas une voix ne s'est élevée pour relever l'inhumanité d'un tel traitement. Comment voulez-vous convaincre les gens que le libéralisme QUI EST INSCRIT EN TOUTES LETTRES DANS LE PROJET DE CONSTITUTION est la meilleure formule possible ?
Aujourd'hui nous sommes tous au pied du mur. Toute crise peut conduire à une reconstruction. Mais aucune crise ne se termine subitement sur quelque chose de mieux. Je m'attends à d'autres soubresauts. Ainsi l'affirmation du nouveau premier ministre de vouloir aller très vite (alors qu'on lui demande surtout de faire mieux) me paraît plus porteuse d'incertitudes et finalement de déceptions que d'espoirs. D'une certaine façon le vote néerlandais vient confirmer le fait que les peuples européens ont des difficultés à "digérer" la précipitation avec laquelle on veut imposer l'Europe et également la prééminence de la Commission sur tout le reste.
A titre personnel je formule le voeu que la crise débouche sur une nouvelle voie dans laquelle l'homme et la terre seront respectés et qui placera l'argent à sa juste place : un moyen d'échange.
Bien cordialement.
083
31/05/2005 - 11:37
Christine Ecuyer
(A2004)
La consultation référendaire organisée le 29 mai a abouti au rejet du traité constitutionnel par la France. Le NON français est illisible pour nos partenaires compte tenu du caractère hétéroclite des arguments invoqués. L'article de Thierry Chopin ci-joint analyse les conséquences du "non" français" sur la poursuite de la construction européenne.
082
30/05/2005 - 17:57
Sylvie Mennesson
(MP1992)
Malgré la catastrophe (annoncée) du NON, il faut voir deux aspects positifs dans le vote d'hier : il a été précédé d'un long débat et a permis de mieux connaître l'Europe ; il a donné lieu à une forte mobilisation du corps électoral.
Si le NON du peuple français est un NON à la Constitution européenne et au projet qu'elle incarnait, on nous dit que ce n'est pas un NON à l'Europe, mais ceux qui, à gauche comme à droite, ont toujours combattu la construction européenne depuis ses origines, s'y retrouvent certainement en nombre.
Il est également convenu de répéter que le peuple a toujours raison, dans ce cas comme dans les autres. Les exemples historiques d'erreurs populaires collectives ne manquent pourtant pas. Il faut avoir le courage de dire que le refus de ce projet de Constitution est un contre-sens, de la part de ceux-là même qui souhaitaient une Europe plus démocratique, plus sociale et plus protectrice.
Le rôle de la France, qui est évidemment très affaiblie, va être extrêmement difficile dans la recherche d'une solution pour sortir de la crise.
Le NON est aussi un NON au gouvernement. L'angoisse qu'il exprime trouve principalement sa source dans la permanence d'un chômage élevé et le constat que les politiques mises en oeuvre pour le faire reculer sont inefficaces.
C'est donc un changement profond qui s'impose.Espérons que nous pourrons par le Club apporter une contribution, même très modeste, ne fût-ce que par la continuation de ce formidable débat d'idées enclenché avec l'actualité : le "soufflé européen" ne doit pas retomber, sinon ce sera l'échec garanti la prochaine fois ! Ne nous défaussons plus sur l'Europe, mais au contraire faisons preuve de pédagogie, d'innovation , d'ouverture ... Vous avez dit "ouverture" ? Ou "Pangloss" ?
081
30/05/2005 - 1:44
B. J.
(MP79)
Soirée électorale
C'est un tsunami... pour chichi !!
Emmanuelli sourit (est-il ravi au lit ?),
Sarkozy frétille du zizi
car le non c'est Mati-gnon.
Pour Breton c'est le bâton.
Hollande débande,
  Marine opine,
Le Pen n'a plus de peine,
c'est la fête pour Arlette,
et parfait pour Buffet.
Besancenot n'est pas penaud,
pour Chevènement c'est un événement,
mais Bayrou devient fou,
  et pour Douste c'est la rouste.
Coppé est frappé.
Quant aux Verts ils sont vidés :
Mamère est amer,
et Voinet étonnée.
Mais Fabius, motus.
080
23/05/2005 - 13:23
Christine Ecuyer
(A2004)
A J-6 du référendum, une "audition citoyenne" à signaler à la Maison de l'Europe, 35 rue des Francs Bourgeois 75004 Paris. Le thème en est "Quel impact économique et social pour la Constitution européenne ?" autour de MM. Joaquim Almunia, Commissaire européen en charge des affaires économiques et monétaires et Jacques Barrot, Vice-président de la Commission européenne en charge des transports. Le site de la Maison de l'Europe est www.paris-europe.com.
079
18/05/2005 - 18:26
Jean-François Plaziat
(MP1993)
OUI ! je voterai oui des 2 mains et des 2 pieds car quelle que soit la complexité juridique du texte sur lequel on nous consulte (quelle c ... de Chirac d'avoir mis ça au référendum ...) je crois en un avenir ouvert et je veux que mes enfants aient la chance de vivre dans une Europe non seulement politique mais fédérale, fiscalement harmonisée, avec de fortes valeurs sociales communes, une vraie politique environnementale, et bien sûr aussi militairement unie, où la France a toute sa place et dans laquelle elle pourra inscrire son histoire. Et non dans une France toute petite, fermée et repliée sur ses querelles internes, avec la nostalgie de sa grandeur passée. Et je ne comprends pas la position des tenants du non dans les camps supposés raisonnables (je ne parle pas des extrêmes), peut-on vraiment croire que la Grande Nation France, dans sa grande sagesse et avec l'héritage de sa culture républicaine, va pouvoir montrer aujourd'hui au Monde entier la route d'un altermondialisme idéalisé grâce à un électro-choc salutaire, ouvrant les yeux des pauvres 300 autres millions d'européens qui s'étaient fourvoyés bêtement dans une aventure improbable et libérale ? j'ai une nette préférence pour le pragmatisme : vu des américains ou des asiatiques, Paris, c'est quelque part en Europe avant d'être en France. Je suis fier d'être français mais si la France dit non j'aurai HONTE du nombrilisme franco-français qui étouffe tant de mes compatriotes et étonne tant de mes concitoyens ... européens. En 3 mots : oui, oui et re-oui.
078
16/05/2005 - 12:15
Christine Ecuyer
(A2004)
Une action innovante de démocratie participative aura lieu le samedi 21 mai de 16h00 à 18h00 à Sciences po, 27 rue saint Guillaume Paris 7ème, à l'initiative de Notre Europe. Il s'agira de faire participer un échantillon représentatif de citoyens indécis quant à leur réponse au prochain référendum, à des "focus groups" animés par Res Publica. Les débats seront ouverts par Pascal Lamy et six personnalités seront invitées à repondre au panel citoyen et au public, trois partisans du oui, dont Jacques Delors et trois partisans du non.
077
13/05/2005 - 12:08
Sylvie Pittaro-Mennesson
(MP1992)
Plaidoyer de Madame Nicole Ameline, ministre de de la Parité et de l'Egalité professionnelle, pour l'Europe.
076
09/05/2005 - 11:03
Christine Ecuyer
(A2004)
Dans le cadre des conférences organisées par le Centre d'Etudes européennes à Sciences po, à signaler l'intervention de Valéry Giscard d'Estaing sur la Constitution européenne, le mercredi 18 mai de 17h00 à 19h00 dans l'amphithéâtre E. Boutmy, 27 rue Saint Guillaume 75007 Paris.
075
26/04/2005 - 16:15
Christine Ecuyer
(A2004)
Toujours pour nourrir le débat à propos du prochain référendum, deux lectures à vous proposer : un article de Francesco Martucci "la Constitution européenne est-elle libérale ?", publié par la Fondation Schuman et le gros livre de Jeremy Rifkin publié en octobre 2004 et qui vient seulement d'être traduit en français, "Le rêve européen, comment la vision européenne de l'avenir est en train d'éclipser le rêve américain".
Ce livre, dédié à la "génération Erasmus", est un vibrant et chaleureux plaidoyer en faveur de la construction européenne qu'il qualifie "d'arrangement politique le plus bizarre de toute l'histoire", le mieux à même toutefois selon lui de nous conduire dans le nouvel âge global caractérisé par le risque, la diversité et l'interdépendance.
Ce livre est d'une lecture aisée et il est doté d'un enthousiasme qui fait parfois défaut à bien des dirigeants ou penseurs européens.
074
26/04/2005 - 11:38
Sylvie Mennesson
(MP1992)
A la veille de la mission en Slovénie je voulais vous signaler un article paru ce jour dans le Figaro et qui me paraît bien refléter l'opinion des pays nouveaux adhérents à l'UE.
073
18/04/2005 - 14:46
Christine Ecuyer
(A2004)
Intervention de Jacques Delors du 9 avril devant le Mouvement Européen-France (que présidait auparavant Anne-Marie Idrac) intitulé "La Constitution, un pas en avant pour l'Union européenne".
Je ne sais pas si cela peut compenser la désastreuse prestation de Chirac mais au moins c'est un texte clair et pondéré !
072
16/04/2005 - 20:01
B. J.
(MP1979)
Intervention présidentielle :
- Avant jeudi soir et le grand show en "prime time" sur TF1, les jeunes ne savaient pas pourquoi voter OUI...
- Après ils savaient pourquoi voter NON.
Où va la France ?
071
13/04/2005 - 22:33
Jean-François Chauveau
(MS1994)
Merci. Voilà de l'information intéressante et constructive qui n'est pas évidente à la lecture du projet de traité.
Je souhaiterai aborder la délicate question de l'article I-3 et notamment le point 3. Que l'Union oeuvre pour le développement durable est une excellente chose. Celui-ci, est-il besoin de le rappeler repose sur trois piliers : économique, social et environnemental stables chacun dans la durée. Et un article paru récemment dans le monde et signé par un spécialiste anglais dont j'ai oublié le nom, indique nettement que c'est la seule voie possible de survie de l'Europe. Mais, que je sache, la croissance économique et la stabilité des prix ne constituent aucunement les seules voies possibles et imaginables pour le pilier économique. Or le traité limite drastiquement le pilier économique à ces seules formes. Les auteurs manquent singulièrement d'imagination. D'autant que la croissance économique sans inflation impose une consommation toujours plus importante, laquelle consommation "consomme" toujours plus de matières premières et d'énergie. Or nous habitons un monde FINI, LIMITE dans l'espace et les matières premières qu'il peut fournir sont elles-mêmes en quantité limitée. Fonder le pilier économique sur la croissance aboutira assez rapidement à une offre de matières premières insuffisante. On sait que les réserves de pétrole sont limitées au maximum à 50 ans et l'on comprend dès lors mieux les raisons de l'intervention américaine en Irak, position stratégique s'il en est. Mais ce n'est pas le seul problème. Le platine est depuis assez longtemps bien plus cher que l'or tant les ressources diminuent. On pourrait allonger la liste. Il en résulte que le pilier économique du développement durable paraît peu durable. En ce qui concerne le pilier social, de nouveau on tend vers ... mais le volet social n'est pas uniquement de la compétence de l'Union (art I-14). Donc même si l'Union est pleine de bonnes intentions sociales, chaque Etat garde la main et dans une Union pleinement concurrentielle, le moins disant social est celui qui a les meilleurs atouts économiques en matière de croissance. Ce pilier semble donc d'une extrême faiblesse. D'ailleurs, en cette matière, le traité ne garantit rien aux citoyens européens. Les bonnes intentions sont affichées mais comme l'Union ne peut décider seule ... Enfin le pilier écologique ... comme le volet social est de la compétence mixte des Etats et de l'Union. On trouve peu de références à l'environnement dans le traité et nombre d'experts (y compris les fonctionnaires de la DG/ENVIR) s'accordent à dire que ce pilier est sacrifié par le traité. Evidemment dans la mesure où la (sur)consommation est le moteur économique, comme elle est antinomique avec l'environnement parce que consommatrice de trop d'énergie, génératrice de déchets qu'elle ne gère pas (ça coûte trop cher), il est difficile de prétendre maîtriser le pilier écologique. Ajoutons que la politique énergétique, essentielle à la préservation de la planète, de notre avenir et de la vie de nos enfants (excusez du peu) [je vous rappelle les questions importantes liées à l'effet de serre, mais il y en a d'autres ...] donc essentielle au pilier environnemental du développement durable n'est pas de la seule compétence de l'Union. Chaque Etat peut faire ce qu'il entend ou presque. Voilà donc une politique de développement durable affichée qui s'appuie sur un trépied dont un pied est fort et deux sont faibles à très faibles ... Comment trouver la stablité ?
Je pourrais ajouter que le développement durable passe aussi par un changement culturel dont l'éducation est le principal moyen de propagation. Mais l'éducation n'entre pas dans le champ de compétences de l'Union.
Honnêtement de qui se moque-t-on ? Le traité impose sans le dire la seule économie ultra mondialisée dont nous voyons déjà les effets négatifs sur l'Europe. N'importe quel français de la France d'en bas doté d'un peu de bon sens, a compris depuis longtemps que la seule planche de salut réside dans la mise en oeuvre de politiques économiques alternatives réellement fondées sur les trois piliers du développement durable.
J'ai entendu récemment un universitaire belge tenir sur une radio des propos similaires quoique beaucoup mieux exprimés.
Et vraiment, je souhaite éviter que mes enfants aient pour seul horizon le chômage (sans RMI) dans un environnement pollué et dans un monde socialement déstructuré. A l'horizon de quelques dizaines d'années, le développement économique actuel du Monde nous conduit inévitablement à devenir les esclaves (modernes) des pays puissants. Nous en avons parfaitement le profil et la mentalité. Et ce ne serait que le juste retour des choses car nous avons naguère beaucoup colonisé et ainsi donné l'exemple. Tenter de concurrencer les puissants avec leurs armes est suicidaire.
070
13/04/2005 - 14:08
Christine Ecuyer
(A2004)
Sur les relations avec l'OTAN, le texte du traité constitutionnel (article I-41) signifie seulement qu'aucune action de l'OTAN ne peut être dirigée contre l'Union et réciproquement. Cet article est identique à celui du traité en vigueur actuellement (article 17 du traité sur l'Union européenne.) Il n'a jamais empêché les Européens d'être autonomes à l'égard de la politique américaine. Il suffit, pour s'en convaincre, de rappeler que la France a contesté devant l'ONU le bien fondé de la politique américaine en Irak avant de s'opposer à l'intervention armée décidée par G. Bush. L'Union européenne en tant que telle est intervenue de manière autonome au Congo, en Bosnie-Herzégovine ou en Macédoine.
Ce traité constitutionnel met en place au contraire les opportunités pour construire une Europe de la défense forte et indépendante. Il prévoit par exemple la possibilité pour les Etats membres qui le souhaitent de former une coopération renforcée propre à la défense (articles I-41 et III-312), inclue une clause de défense mutuelle en cas d'agression armée (article I-41) ou organise la place du nouveau ministre des affaires étrangères dans la politique européenne de défense. Enfin, il renforce le rôle du Parlement européen dans cette politique, en organisant sa consultation "régulière". Effectivement, comme le fait remarquer J.F. Chauveau, on "tend" vers une politique de défense commune, mais c'est tout de même une avancée.
On peut d'ailleurs rappeler pour mémoire qu'en 1954, le Traité CED (Communauté Européeenne de Défense)a été rejeté par le Parlement français. Les Etats-Unis en ont profité pour imposer l'OTAN...
069
03/04/2005 - 12:08
Jean-François Chauveau
(MS1994)
Dire OUI à la construction européenne est une chose ... dire OUI à la constitution en est une autre.
Le premier point négatif, pour moi d'une importance extrême, en particulier à l'heure de la montée des périls extérieurs, concerne la politique commune de défense. Elle n'existe pas mais on tend vers ... En mathématique quand on tend vers, on n'atteint jamais. Toute la politique de défense européenne prévue dans la constitution dépend de l'OTAN, c'est-à-dire des USA. Ainsi la constitution laisse-t-elle notre avenir et celui de nos enfants dépendre de la volonté américaine. C'est pour moi inacceptable. Je préfère le repli sur soi comme il est dit dans le message de Sylvie Mennesson, car celui-ci laisse l'espoir d'être maître de son destin même si c'est pour succomber. Car je ne me fais aucune illusion, la course mondiale vers la possession ou le contrôle des matières premières et de l'énergie, élément indispensables mais de plus en plus rares, a été lancée en 2001. Elle se poursuivra et l'histoire montre que dans ce genre de contexte, les Etats n'ont jamais résolu les problèmes dans la paix. S'il doit y avoir conflit, il me semble que nous sommes en droit de choisir notre camp sans avoir à subir la loi américaine, aujourd'hui la pax americana, mais demain ...
068
31/03/2005 - 18:16
Sylvie Mennesson
(MP1992)
Pour ma part, je voterai "OUI" trois fois "OUI" au projet de constitution, qui préserve pour moi l'essentiel,- la démocratie et la liberté - , et qui surtout est plus explicite et humaniste que le texte précédent (qui en l'occurrence s'appliquerait de nouveau si celui-ci était rejeté). Je ne suis d'ailleurs pas étonnée que l'on soit aussi frileux en France sur les questions européennes, où tout ce qui vient de l'Europe est suspect : je pense qu'il est temps d'arrêter les fantasmes et les paris sur l'avenir du style "on fera encore mieux" ... Non, "on" ne fera pas mieux parce que la prochaine fois, ce ne seront pas les français qui rédigeront mais d'autres pays (dont les nouveaux entrants), et pour les avoir connus pendant longtemps, je peux présager que ce ne sera pas facile !
067
31/03/2005 - 10:10
Christine Ecuyer
(A2004)
Je trouve fort louable et généreuse l'idée que l'Europe ait pour ambition de sauver l'espèce humaine, comme le souhaite Jean-Pierre Chauveau (mess. 065) et il est bien certain que le projet de Traité constitutionnel soumis au référendum est beaucoup plus modeste. Mais la construction de l'Europe est un processus lent, complexe et résulte de nombreux compromis entre les pays la constituant. Toutefois ce processus a permis depuis une cinquantaine d'années - excusez du peu - la paix, la prospérité et la démocratie (cf. l'article d'Alain Lancelot "Un oui à l'Europe, un oui pour l'Europe"). Faut-il le suspendre par maximalisme ?
Par ailleurs tout de même, une dizaine de pays soumettent au référendum ce traité et certains, tel l'Allemagne, ne peuvent le faire car leur Constitution ne le permet pas.
066
27/03/2005 - 12:44
B. J.
(MP1979)
L'avez-vous lue ? Un petit quizz sur la Constitution européenne... amusant mais un peu "orienté" !
065
22/03/2005 - 21:20
Jean-François Chauveau
(MS94)
Bravo pour cette initiative. Il faut en effet parler du projet de constitution et débattre. Cela est la vraie démocratie.
Une mise au point tout d'abord : je voterai NON et je vous expliquerai pourquoi. Mais je souhaite d'abord réagir à votre présentation.
Je pense qu'il ne faut pas mélanger les problèmes. Il ne s'agit pas de savoir si l'entrée de la Turquie dans quelques années est souhaitable ou non. Il ne s'agit pas de s'opposer au projet de directive Bolkenstein par un vote négatif.
La question est : le projet de constitution qui est proposé est-il de nature permettre la naissance d'un continent uni autour de valeurs communes, partagées, qui font les civilisations, et qui soient compatibles avec les principes du développement durable, seule approche susceptible de sauver (peut-être) l'espèce humaine d'une disparition annoncée.
Si le projet propose cela, alors il faut voter OUI. S'il ne le permet pas ou simplement s'il est incomplet, il faut voter NON et réécrire le texte. Nous avons attendu très longtemps une constitution. Nous ne sommes plus à deux ans près. Mais de grâce ne baclons pas le travail.
Ce projet s'adresse aux habitants de l'Europe et il est fort regrettable que très peu de peuples constitutifs de l'Europe soient consultés. La plupart des pays préfèrent adopter le projet à la Chambre, entre soi, entre gens "bien", en évitant les possibles dérapages d'une consultation du peuple, qui joue, lui, son avenir pour plusieurs décennies. A ce propos, il faut saluer le courage du Président de la République.
J'ajoute qu'un vote négatif ne signifie pas (pour moi, pas pour certains leaders politiques) rejet de l'Europe, mais rejet d'un texte mal fini, incomplet et qui ne permet pas de créer une grande unité nationale européenne.
Bien cordialement. A vous lire.
064
11/03/2005 - 01:38
B. J.
(MP1979)
Voter OUI à la Constitution européenne revient-il à cautionner une Europe ultra-libérale ?
Le projet de Constitution présente-t-il un "déficit" dans son volet social? Et si oui, est-ce une raison suffisante pour voter NON et rejeter un cadre institutionnel dont le contenu sera in fine ce que les gouvernements élus des états membres y mettront ?
L'élargissement à la Turquie, voire un jour aux pays du bassin méditerranéen, est-il une source d'affaiblissement potentiel ou de perte d'identité culturelle de l'Europe, ou au contraire le moyen de constituer un ensemble économique et démographique capable de "peser" dans 30 ou 50 ans face aux super-puissances émergentes (Chine et Inde) ou actuelle (Etats-Unis) ?

Voici quelques questions sur lesquelles il serait intéressant que les panglossiens s'expriment à quelques semaines d'un scrutin majeur sur les institutions européennes.
063
10/03/2005 - 10:02
Christine Ecuyer
(A2004)
A signaler, un cycle de 5 conférences à Sciences po (entrée libre)à quelques semaines du référendum sur le Traité constitutionnel européen.
062
03/03/2005 - 14:29
Sylvie Mennesson
(MP1992)
Que pensez-vous de cette nouvelle parue dans "Le Monde" aujourd'hui? Pour ce qui me concerne, ayant eu à contrôler le cadre de Régulation Postale en Roumanie en été dernier, je considère que celui-ci est largement au niveau requis par la Commission Européenne ... Est-ce que certains d'entre vous ont eu à travailler avec ce pays ?
"L'adhésion de la Roumanie à l'UE en 2007 contestée à Bruxelles"
Certains eurodéputés, inquiets de la capacité de Bucarest à tenir ses engagements, veulent retarder l'avis du Parlement. Pour M. Moscovici, il s'agirait d'une "humiliation injustifiée". Un entretien avec Traian Basescu, président de la Roumanie : "L'Etat doit déclencher une véritable guerre contre la corruption"
.
061
21/02/2005 - 17:50
Sylvie Mennesson
(MP1992)
Deux informations importantes ce jour dans "Le Monde":
1. Avec 76,73% des voix, le "oui" l'emporte largement au référendum sur la Constitution européenne en Espagne. Le "non" recueille 17,24%. "Nous vous invitons à suivre le chemin que nous avons ouvert", a déclaré le chef du gouvernement espagnol à l'intention des autres pays européens. Seule ombre au tableau, l'important taux d'abstention : 42,32% des électeurs se sont déplacés pour voter.
2. GEORGE BUSH en Europe
Arrivé hier soir à Bruxelles, le président américain entame une tournée de 4 jours en Europe qui vise à sceller la réconciliation transatlantique après 2 ans de différends sur l'Irak. Des "désaccords passagers", selon G.W. Bush, qui rencontrera les dirigeants de l'OTAN et de l'UE avant de s'envoler pour l'Allemagne puis la Slovaquie.
060
16/02/2005 - 15:48
Sylvie Mennesson
(MP1992)
../..
Recommandations pour le futur programme : être porteur d’un même message : l’Europe !

La Commission doit investir dans la « société civile » et les actions locales pour entretenir « l’idéo-diversité » y compris sur des thèmes européens. Il convient d’adapter les programmes aux besoins des parties prenantes.
Que faire pour qu’un projet soit réussi ? Que les gens se l’approprient ! Mais aussi :
- viser les transferts de connaissance
- faire des Appels d’Offres ouverts pour les petites structures
- mettre l’accent sur les nouveaux états membres…
- relayer les travaux du Programme dans la presse locale et européenne
- renouveler les méthodes d’activités
- faire en sorte que l’éducation soit à la base de la connaissance de l’Europe : notamment que chaque école soit jumelée avec une école dans un autre pays européen.

Les NTIC, un support pour la citoyenneté ?

Selon Thedor Adams, directeur de politique internationale de la Direction Générale « Education et Culture » au sein de la Commission Européenne, les chefs des gouvernements ont donné une légitimité au programme sur la citoyenneté. Cependant, de nombreuses actions sont restés sans impact réel. Aujourd’hui, se pose donc la question de la durabilité des actions. M. Adams propose donc la mise en place d’un réseau d’influences (grâce aux NTIC) dans lequel il faudra impliquer tous les acteurs, et tous les partenaires sociaux à tous les niveaux…

Et Pangloss, dans tout ça, un acteur à l’échelle européenne… au service de la citoyenneté ?

Dans le cadre du suivi de nos relations avec la Commission Européenne , il pourrait être pertinent de proposer de travailler sur un sujet autour de la « citoyenneté européenne », comme thème pour la mission 2006, ou… dans le cadre d’une relance de notre « Forum Europe » ?
Lors de mes discussions (autour du café ou dans les lobbies, comme il se doit en ces lieux) avec les intervenants, interpellés sur le sujet, il s’est avéré que le concept de la FNEP leur a paru très intéressant à dupliquer à l’échelle européenne, dans leur recherche de « l’effet mutliplicateur » tel que l’ont exprimé les responsables des différentes institutions européennes présentes à ce Forum.

Panglossiens, nous attendons vos suggestions et vos appuis, pour ceux qui pensent que la citoyenneté européenne existe et qu’il est primordial de contribuer à la diffuser !
060-1
16/02/2005 - 15:48
Sylvie Mennesson
(MP1992)
../..
Recommandations pour le futur programme : être porteur d’un même message : l’Europe !

La Commission doit investir dans la « société civile » et les actions locales pour entretenir « l’idéo-diversité » y compris sur des thèmes européens. Il convient d’adapter les programmes aux besoins des parties prenantes.
Que faire pour qu’un projet soit réussi ? Que les gens se l’approprient ! Mais aussi :
- viser les transferts de connaissance
- faire des Appels d’Offres ouverts pour les petites structures
- mettre l’accent sur les nouveaux états membres…
- relayer les travaux du Programme dans la presse locale et européenne
- renouveler les méthodes d’activités
- faire en sorte que l’éducation soit à la base de la connaissance de l’Europe : notamment que chaque école soit jumelée avec une école dans un autre pays européen.

Les NTIC, un support pour la citoyenneté ?

Selon Thedor Adams, directeur de politique internationale de la Direction Générale « Education et Culture » au sein de la Commission Européenne, les chefs des gouvernements ont donné une légitimité au programme sur la citoyenneté. Cependant, de nombreuses actions sont restés sans impact réel. Aujourd’hui, se pose donc la question de la durabilité des actions. M. Adams propose donc la mise en place d’un réseau d’influences (grâce aux NTIC) dans lequel il faudra impliquer tous les acteurs, et tous les partenaires sociaux à tous les niveaux…

Et Pangloss, dans tout ça, un acteur à l’échelle européenne… au service de la citoyenneté ?

Dans le cadre du suivi de nos relations avec la Commission Européenne , il pourrait être pertinent de proposer de travailler sur un sujet autour de la « citoyenneté européenne », comme thème pour la mission 2006, ou… dans le cadre d’une relance de notre « Forum Europe » ?
Lors de mes discussions (autour du café ou dans les lobbies, comme il se doit en ces lieux) avec les intervenants, interpellés sur le sujet, il s’est avéré que le concept de la FNEP leur a paru très intéressant à dupliquer à l’échelle européenne, dans leur recherche de « l’effet mutliplicateur » tel que l’ont exprimé les responsables des différentes institutions européennes présentes à ce Forum.

Panglossiens, nous attendons vos suggestions et vos appuis, pour ceux qui pensent que la citoyenneté européenne existe et qu’il est primordial de contribuer à la diffuser !
059
16/02/2005 - 15:44
Sylvie Mennesson
(MP1992)
Un communiqué de presse qui ne vient pas glorifier l'action européenne !
14 février 2005

La liste de la honte des membres de l’UE : les ONG nomment et blâment les gouvernements européens qui négligent les pauvres.


A la veille d’une réunion des ministres européens du développement qui doit se tenir à Luxembourg, les organisations Action Aid, Eurodad et Oxfam ont lancé un nouveau rapport percutant qui établi la liste des gouvernements européens dont les engagements de coopération, les politiques commerciale et d’endettement négligent les pays les plus pauvres.
Ce nouveau rapport, intitulé « Les bons et les méchants de l’Europe », met en exergue le fossé qui sépare certain généreux donateurs des autres. La Suède par exemple octroie déjà plus de 0,7% de son revenu national à l’aide au développement, soit l’objectif onusien pour réduire de moitié la pauvreté dans le monde d’ici 2015. à l’inverse, l’Italie fait figure d’harpagon ne contribuant qu’à hauteur de 0,17 %, l’Allemagne quand à elle n’atteindra l’objectif des 0,7% qu’en 2087, et l’Irlande vient tout juste de revenir sur son engagement d’atteindre les 0,7% d’ici 2007.
Non seulement le rapport appel les pays européens afin qu’ils s’engagent à atteindre cet objectif des 0,7% d’ici 2010 mais il lance également un appel aux donateurs pour qu’ils améliorent la qualité de leur aide. Ainsi les Grecs donnent à peine un euro sur quinze aux pays les plus pauvres et 92% de l’aide italienne est liée à l’achat de biens et services nationaux.
Lors de la réunion des ministres des finances du G7 à Londres la preuve a été faite que, lorsqu’elle le veut, l’Europe peut agir d’un élan commun. Elle peut donc amener les autres intervenants du G7 à construire un programme de financement solide en 2005 afin de rencontrer les Objectifs du Millénaire pour le Développement. Les auteurs du rapport demandent à l’Union européenne de maintenir ses efforts et de travailler de concert avec le G7 afin de tendre vers une annulation totale de la dette des pays les plus pauvres. A l’heure actuelle ces pays paient 100 millions de dollars par jour au titre de remboursement de la dette.
Ce rapport met en avant le fait que l’Europe, à l’instar des États-unis et du Japon, a la faculté de montrer l’exemple et d’agir comme un catalyseur afin de motiver les donateurs les plus réticents, et créer ainsi une réelle percée pour le financement du développement en 2005.
Louise Hilditch d’Action Aid International déclare :
« En tant que membres des groupes commerciaux les plus riches et puissants, il est inadmissible de voir que les politiques d’aide, d’allègement de la dette et de commerce des pays européens soient si éloignées des critères requis pour reléguer la pauvreté au rang de souvenir. Ces derniers ne laissent que les miettes à certains des pays les plus pauvres qui bénéficient à l’heure actuelle d’encore moins d’aide de la part de l’UE qu’il y a quarante ans. »
Alex Wilks d’Eurodad déclare pour sa part :
« Des 295 milliards d’euros de dette qui pèsent sur les 52 pays les plus pauvres, seuls 36 milliards ont été annulés. Les pays européens ont la possibilité de faire figure d’exemple en ce qui concerne l’annulation de la dette des pays pauvres afin que ce problème appartienne au passé. Au lieu de cela, ils font preuve de mauvaise volonté et mettent en péril la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement. »
En ce qui concerne le commerce, l'Europe agit avant tout pour défendre ses propres intérêts économiques, souvent au détriment des pays en développement. En agriculture les pratiques de dumping, notamment par les subventions à l'exportation, sont maintenues sans donner aux pays en développement le droit de protéger leur agriculture. Par ailleurs avec la négociation des Accords de Partenariat Economique Régionaux (APER), l’UE fait pression sur plus de 70 pays parmi les plus pauvres d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique en vue de libéraliser ses échanges commerciaux avec ces pays.Le rapport conclut sur le fait que malgré quelques avancées anémiques et hésitantes, l’Europe a largement prouvé son échec à contribuer de façon efficace à l’intégration des pays pauvres dans le commerce international.
Selon Jo Leadbeater d’Oxfam :
« L'Europe doit passer des paroles aux actes et prendre ses responsabilités pour offrir des solutions structurelles à la pauvreté et au déni de droits fondamentaux tels que l'accès à la santé, la nourriture, l'éducation, l'eau potable. Nous savons aujourd’hui qu’à moins d’agir sans attendre, 45 millions d’enfants de plus mourront d’ici 2015, parce que les pays riches ne tiennent pas leurs promesses. Certes, l’Europe peut être le leader mondial de la lutte contre la pauvreté, mais pour cela nous avons besoin de changements concrets : d’une aide accrue, d’efforts conjoints dans l’allègement de la dette et de mesures destinées à rendre le commerce plus équitable pour les pays pauvres. »

Contact (pour plus d’informations): Louis Bélanger - Advocacy and Media Officer
Oxfam International EU Advocacy Office
Tel: +32 2 502 03 91
058
10/02/2005 - 13:20
Christine Ecuyer
(A2004)
Pour information et réflexion, je vous soumets un papier au titre provoquant: "Faut-il supprimer les petits pays ?", publié le 7 janvier dernier par Patrick Artus et qui en fait aborde le problème du dumping fiscal au sein de l'Union européenne et de ses conséquences si les petits pays de l'UE entraient dans l'union économique et monétaire.
057
01/02/2005 - 18:10
Christine Ecuyer
(A2004)
Une note de la Fondation Schuman analyse les rapports entre la Grande Bretagne et l'Europe. Le referendum sur le traité constitutionnel qui n'aura lieu qu'en 2006 fait peser un risque certain sur l'avenir européen de la Grande Bretagne tout comme sur l'avenir politique d'un Premier ministre qui a déjà battu le record de longévité détenu jusqu'alors par le Premier ministre travailliste Clement Attlee (1945-1951).
056
31/01/2005 - 18:43
Sylvie Mennesson
(MP1992)
C'est demain que sera votée la révision de la Constitution afin de ratifier le Traité de Constitution Européenne.
1) Appellent une révision de la Constitution française, préalablement à une éventuelle ratification par la France de ce traité, les dispositions suivantes de ce dernier :
a) Celles des dispositions relatives à des matières « régaliennes » (tels « l'espace de liberté, de sécurité et de justice » et la « politique étrangère et de sécurité commune ») qui transfèrent des compétences à l'Union, ou réaménagent les modalités d'exercice de compétences déjà transférées (s'agissant plus particulièrement du passage de l'unanimité à la majorité qualifiée au sein du conseil des ministres européen), de telle sorte que seraient affectées, selon la terminologie constamment utilisée par le Conseil à l'occasion de l'examen des précédents traités (Maastricht, Amsterdam), les « conditions essentielles d'exercice de la souveraineté nationale ».
b) Les pouvoirs nouveaux reconnus aux parlements nationaux de s'opposer à une « révision simplifiée » du traité (art. IV-444) ou de faire respecter le « principe de subsidiarité » (protocoles n° 1 et n° 2), dans la mesure où la Constitution française devrait être complétée pour en permettre l'exercice effectif par les députés et sénateurs.
2) N'appelle pas de révision, en revanche, l'article I-6 qui, s'il affirme la primauté du droit de l'Union sur le droit national, doit se lire à la lumière de l'ensemble des autres dispositions du traité, ainsi que de la commune intention des parties signataires. Il résulte en effet de ces dispositions combinées, en particulier de l'article I-1 (en vertu duquel les compétences attribuées à l'Union s'exercent « sur le mode communautaire ») et de l'article I-5 (aux termes duquel : « L'Union respecte l'identité nationale des Etats membres inhérente à leurs structures fondamentales politiques et constitutionnelles »),que la portée du principe de primauté du droit de l'Union demeure inchangée par rapport à ce que reconnaît déjà l'article 88-1 de la Constitution, comme l'a jugé le Conseil constitutionnel en juin et juillet 2004.
3) Enfin, compte tenu des clauses de limitation particulières et générales dont elle est assortie, la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, qui constitue la deuxième partie du traité, n'est contraire à la Constitution française ni par son contenu, ni par ses incidences sur la souveraineté nationale.
Il en est ainsi des dispositions de l'article II-70 relatives aux pratiques religieuses manifestées en public. En effet, conformément aux « explications » annexées à la Charte (et qui ont la même valeur juridique que le traité), le droit mentionné par l'article II-70 a le même sens et la même portée que celui garanti par l'article 9 de la Convention européenne des droits de l'homme. Or la Cour européenne des droits de l'homme interprète cet article en harmonie avec la tradition constitutionnelle de chaque Etat membre. Prenant acte de la valeur du principe de laïcité inscrit dans plusieurs traditions constitutionnelles nationales, elle laisse aux Etats une large marge d'appréciation pour définir les mesures les plus appropriées, compte tenu de leurs traditions nationales, pour concilier la liberté religieuse avec le principe de laïcité... (Source: Site Assemblée Nationale)
055
22/12/2004 - 11:39
Bernard Jacob
(MP1979)
Un document de la Commission est paru intitulé "Mers plus sûres: un combat bien engagé" faisant le point sur les mesures et règlements pris par la CE après le naufrage du Prestige, la hausse des contrôles et la défense des intérêts européens, ainsi que les mesures prises après le naufrage de l'Erika. Document d'intérêt particulier pour les adeptes de l'environnement et les anciens de la MP1979 (La Mer).
054
20/12/2004 - 16:12
Christine Ecuyer
(A2004)
Une présidence européenne efficace est celle qui sait faire abstraction de ses intérêts immédiats au nom de l'intérêt général. Gageons qu'à l'aune de ce critère, la future présidence du Luxembourg pour le premier semestre 2005 saura nous démontrer que le Grand Duché n'a rien d'un petit ! D'autant que la liste des thèmes qui devront être abordés est impressionnante. Je vous conseille donc la lecture du texte de Mario Hirsch publié ce mois-ci par Notre Europe : le Luxembourg aux commandes : expérience, détermination et abnégation.
053
16/11/2004 - 17:01
Christine Ecuyer
(A2004)
Je vous signale d'une part l'ouverture d'un nouveau site d'information sur le traité constitutionnel européen, et d'autre part la tenue d'un colloque au Collège de France "Science et conscience européennes" les 25, 26 et 27 novembre prochains, colloque dont je joins le programme détaillé. A noter l'intervention de Noël Forgeard (MP71), directeur d'Airbus Industries, le samedi 27 à 11h30 sur le thème "l'industrie européenne et les défis de la haute technologie". Le colloque a lieu au Collège de France (11 place Marcellin Berthelot, Paris 5ème) et l'entrée est libre.
052
05/11/2004 - 10:01
Christine Ecuyer
(A2004)
Afin de continuer à éclairer votre réflexion sur la pertinence ou non de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, je vous conseille la lecture d'un petit livre de combat rapide, bref, incisif et argumenté de Sylvie Goulard, professeure à l'IEP Paris et farouchement opposée à l'adhésion turque : "Le Grand Turc et la République de Venise" (Fayard éd. 142p). Même si la portée des arguments est inégale et le plan général un peu brouillé, ce livre a lé mérite de faire le tour de la question.
051
15/10/2004 - 12:40
Sylvie Mennesson
(MP1992)
Bravo et merci à Christine pour ces informations fort intéressantes. Je tiens à saluer son travail et l'intérêt qu'elle porte à toutes ces questions. Je serais encore plus heureuse que de nombreux panglossiens viennent s'exprimer sur ce sujet brûlant !Personnellement, je pense que focaliser le débat européen sur l'entrée de la Turquie (bien lointaine et non encore décidée, loin s'en faut!) revient à agiter un chiffon rouge et donc à occulter tous les autres (vrais) débats, notamment sur le plan économique et social. En bref, je préférais encore quand il s'agissait de s'écharper sur les questions de la constitution européenne, qui me paraissait plus constructive.
050
13/10/2004 - 15:43
Christine Ecuyer
(A2004)
Certes l'administration américaine actuelle est la première depuis l'origine à afficher "ouvertement" son souhait de voir l'Europe affaiblie et d'ailleurs l'existence de l'euro lui a interdit toute contre attaque financière contre la France ou l'Allemagne à propos de l'Irak. Et effectivement l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne peut être vue comme une dilution supplémentaire après les derniers élargissements qui lui ôterait toute possibilité de jouer un rôle dans les affaires internationales, mais on peut plaider également à l'inverse qu'un grand pays comme la Turquie qui a une des armées les plus fortes de l'OTAN peut être un atout pour une politique étrangère et de sécurité commune. Le débat est grand ouvert...
049
09/10/2004 - 00:57
B. J.
(MP1979)
Question : quel est le pays qui défend (en sous-main) le plus vigoureusement la candidature turque à l'adhésion européenne ?
Réponse : les Etats-Unis.
Explication : à qui profitent les divisions européennes ?
048
08/10/2004 - 12:16
Christine Ecuyer
(A2004)
Nouvelle amie du Club Pangloss, je souhaiterais ajouter un sondage supplémentaire à celui proposé récemment par Sylvie, même s'il ne doit pas interférer avec lui : pour ou contre l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne ? Avant donc la probable prochaine ouverture des négociations d'adhésion, je joins pour votre réflexion sur ce que certains qualifient de "choc civilisationnel" deux documents : le rapport de la Commission indépendante sur la Turquie, "la Turquie dans l'Europe : plus qu'une promesse ?" publié en septembre 2004 et un papier du think tank présidé par Jacques Delors, Notre Europe, "la Turquie aux portes de l'Europe" de Jean Marcou et Deniz Vardar, publié en octobre 2004. Bonne lecture.
047
23/09/2004 - 15:51
Sylvie Pittaro-Mennesson
(MP92)
A la suite du "Pavé dans la Mare" jeté par Laurent Fabius avec son "oui, mais...", qui a failli déstabiliser le PS, il m'a paru intéressant de réaliser un petit sondage express au sein du club Pangloss libellé ainsi : êtes-vous POUR OU CONTRE LE PROJET DE CONSTITUTION (et pourquoi)? Je joins cet article fort intéressant de Valérie Lainé (l'autre), paru dans RFI....A vos plumes et curseurs, donc !!! (Si vous voulez que le débat/votre opinion reste entre panglossiens, vous exprimer sur le forum N°1)
046
23/09/2004 - 15:48
Sylvie Pittaro-Mennesson
(MP1992)
Radio-France International -
Avant même d'exister réellement puisqu'elle n'est pas encore ratifiée, la Constitution a un premier vrai mérite. Elle crée un débat à travers ce qui devient une classe politique européenne. Dans les couloirs du Parlement européen personne ne s'y trompe. Le rejet de la Constitution annoncé par le numéro deux du parti socialiste français peut être destructeur. S'il gagne la bataille de la consultation des militants, Laurent Fabius rend aléatoire le résultat du référendum en France et par voie de conséquence menace l'application dans toute l'Europe d'un texte qui pourrait bien être mort-né. Alors tout le monde s'en mêle.
Le président des conservateurs se dit très déçu, celui des libéraux qualifie le choix fabiusien d'irresponsable. Et il appelle les socialistes français à rester fidèles aux grandes figures, celles de François Mitterrand et de Jacques Delors. Les socialistes européens sont eux extrêmement gênés de ce coup de poignard. Il faut dire que le PS français, s'il se ralliait à la condamnation de Laurent Fabius, ferait vraiment figure de mouton noir au sein d'une famille favorable dans son ensemble à la Constitution. Un appui relayé par la confédération des syndicats européens.
Tous soulignent les succès de ce texte qui, sans être parfait, permet d'engranger la charte des droits fondamentaux, l'assise juridique donnée aux services publics ou encore la meilleure coordination des politiques économiques. Tandis que les questions de délocalisation et de dumping fiscal peuvent et doivent être traitées en dehors de ce débat constitutionnel.
Finalement c'est l'un des députés du groupe socialiste français à Strasbourg qui se montre le plus virulent. Pierre Moscovici accuse Laurent Fabius de prendre la constitution en otage, de la lier à des questions qui n'ont rien à voir et de risquer d'ouvrir une crise européenne majeure. Il réfute la thèse du rebond présenté par les partisans de Laurent Fabius pour qualifier au contraire l'événement qui en découlerait de choc nucléaire.
Quant aux Verts, ils sont comme d'habitude les moins politiquement corrects. Leur porte-parole Daniel Cohn-Bendit parle de lâcheté, de bassesse et de petit calcul politique à propos de l'attitude de Laurent Fabius qui se serait ainsi disqualifié pour la présidence de la République. Car celui qui instrumentalise le débat européen pour cause de politique intérieure, dit-il, n'a pas la carrure d'un président.
Les 732 députés européens se prononceront formellement sur la Constitution le 15 décembre prochain. Mais dès aujourd'hui ils entendent peser eux aussi sur le choix des militants socialistes français.
045
10/10/2003 - 14:55
Sylvie Pittaro-Mennesson
(MP1992)
Online survey on EU enlargement
One of the main tasks of Cedefop is to provide as much information as it can to you in order for you to build a well informed EU scientific community. In this respect, we are inviting you to actively participate in our survey called "EU enlargement". The purpose of this survey is to find out what the general opinion inside and outside the EU borders is and your needs in the VET system are. Please feel free to contact us for any suggestions, requirements and comments concerning the familiarization of the future Member States and candidate countries with Cedefop's activities in the context of the future EU enlargement.
http://infopoll.net/live/surveys/s23529.htm
http://www.trainingvillage.gr
044
22/07/2003 - 12:00
Sylvie Pittaro-Mennesson
(MP1992)
Cette intervention suit la N°42
Je vous signale que l'article III-3 (ex-article 16) vient d'être adopté par la Convention sur l'Avenir de l'Europe lors de sa séance plénière du 10.07.2003.... J'attire également votre attention sur l'article III-0 concernant la "subsidiarité".
043
01/07/2003 - 12:00
Olivier Ricard
(MP1979)
La FNEP se veut un club de rencontre réfléchissant aux problèmes et aux relations ente la puissance publique et les entreprises. Elle doit donc s'intéresser spécialement à ces problèmes de relations, d'interface... Historiquement, elle s'est construite dans un état, la France, qui a toujours beaucoup aidé son industrie, au point même de faire des principales une partie de la sphère publique ...
L' Europe c'était d'abord le marché commun qui considère les relations entre les entreprises et l'état sous la forme très libérale qui est la condition de l'établissement d'un marché unique: les entreprises profiteront de l'extension du marché., et la sphère publique doit favoriser la libéralisation des marchés en interdisant aux états toutes mesures qui puissent introduire des barrière des distorsions de concurrences. Toutes les mesures qui s'inspirent de cette origine ont débouché sur l'élaboration d'une réglementation très stricte de la concurrence à l'encontre des entreprises, la mise sous tutelle, puis la quasi-disparition des aides d'état à la grande industrie, l'option préférentielle pour les PME-TPE ( car les aider ne gène pas la concurrence), le pouvoir régalien du Commissaire à la Concurrence (M. Monti) et de la DG Concurrence, les conditions difficiles mises au regroupement des entreprises européennes qui en les empêchant d'acquérir une dimension mondiale les voue à terme à être rachetées par des acteurs plus puissants et non européens…
Depuis Maastricht et Amsterdam, un certain pouvoir donné au parlement européen indépendamment du Conseil dans un certain nombre de domaines comme l'environnement, le développement durable, la libéralisation de certains marchés. Cette Europe a aussi pris des mesures qui pèsent surtout sur les grandes entreprises privées ou publiques sans réelles contreparties… (Pensons par exemple aux conséquences de Kyoto pour les entreprises européennes qui en porteront seules le poids ce qui les handicapera par rapport aux entreprises américaines…).
Sans noircir le tableau, l'Europe a éloigné les grandes entreprises de la puissance publique, sans donner comme autre contrepartie que les gains issus du marché unique. Or les avantages issus du marché unique européen sont inférieurs aujourd'hui à ce qu'ils étaient, dans le climat de libéralisation du marché mondial et d'un certain abandon du protectionnisme qui règne aujourd'hui. Pour de nombreux industries qui ont une base internationale, l'activité en Europe devient un passif (et ce n'est pas seulement une délocalisation pour question de coût car un tel phénomène n'existe pas aux États-Unis où les activités "overseas" des entreprises viennent en général renforcer l'activité "inland").
La Convention, qui réfléchit actuellement sur l'avenir des institutions, devrait se pencher sur ce sujet qui me tient à cœur : « Comment renouer les liens entre la future l'Europe et la grande industrie ? », avec une réflexions sur :
- les aides positives aux renforcements du leadership mondial des grands groupes européens ;
- le soutien de l'industrie européenne, partie de la politique étrangère de l'Europe ;
- l'implantation à l'étranger des industries européennes comme contrepartie des aides extérieures de l'Europe ;
- le soutien des US à sa sidérurgie : l'Europe est-elle préparée à un retour du protectionnisme ? Pourrait-elle protéger aussi bien son industrie ..
- investir, découvrir, innover en Europe : comment renverser, en s'appuyant sur la grande industrie, le mouvement de fuite des capitaux, des chercheurs et des inventeurs vers une Amérique beaucoup plus attrayante et plus riche.
C'est un sujet qui mériterait mieux qu'une mini- misson mais puisque le thème de la MP est déjà décidé...
042
17/12/2002 - 12:00
Jean-Pierre Le Cheviller
(MP1973)
La Turquie avec une perspective de 100 millions d'habitants en 2025 (?) a son pendant qui sera une décroissance très nette de la population en Allemagne, en Italie, en Grèce en Espagne. Peut-être sommes-nous dans la perspective de voir la Turquie et la France devenir en 2040 les deux pays les plus peuplés d'Europe! Hourra!!! Je le dis un peu par provocation mais il est vrai qu'il n'y pas de réflexion politique ou médiatique (l'ombre de Michel Debré injustement attaqué par en bas... plane toujours) de l'évolution de la population en Europe et des déséquilibres qui en résulteront ... Un autre sujet pour le Club Pangloss! Le taux moyen de fécondité en Europe est de 1, 5, en France de 1,9 , en Turquie de 2, 6. Pourrait-on imaginer un objectif de convergence du taux européen sur celui des Etats-Unis 2,1 (qui couvre le renouvellement des générations) et avoir des politiques structurelles ad-hoc (construire des crèches en Allemagne, développer la contraception en Turquie, des alloc..., des normes vestimentaires masculines pour ne pas étouffer les spermatozoïdes! ). En fait entre la démographie et la lutte contre l'effet de serre, il a un point commun : comment dépasser un "égoïsme" générationnel au profit du futur (à 100 ans) de l'humanité... Au nom de quoi, de qui?
Voir l'article du Figaro sur la question démographique.
041
17/12/2002 - 12:00
Jean-Pierre Le Cheviller
(MP1973)
Souvenir(MP1973) : La promotion 1973 a quitté Paris le jour (6 octobre) du déclenchement de la guerre du Kippour pour un voyage qui après la Turquie ne la conduira pas en Egypte mais néanmoins au Pakistan et à Ceylan. Que reste-t-il de nos compte-rendu de l'époque que nous essayions selon la méthode Matra de produire sur dictaphone ? Le souvenir que je garde des nombreuses réunions tenues à Ankara, Istanbul et Izmir, c'est le sentiment que nos interlocuteurs nous faisaient l'honneur de s'adresser à nous dans un Français naturel, seuls ceux du ministère de la planification nous parlèrent en anglais. L'enseignement français était florissant et quelques années plus tôt le général de Gaulle avait inauguré les nouveaux locaux du lycée Galata Sarrail. Le chancelier Willy Brant était venu inaugurer à Istanbul le Pont de l'Europe ainsi que la reine d'Angleterre, si mes souvenirs sont exacts . Europe justement ? Elle était déjà dans la tête de tous nos interlocuteurs et il pensaient que dans le plus mauvais cas la Turquie y serait accueilli vers 1985. C'était l'époque de la guerre froide, la Turquie avait été mêlée de la crise des missiles en 1962, c'était pour l' OTAN, un partenaire dans une position géostratégique jugée essentielle. Pas étonnant qu'une promesse d'adhésion ait été faite par "les six " pour seconder l'Alliance Atlantique. La Turquie faisait également partie du Conseil de l'Europe. A l'époque peu d'hommes politiques à l'exception de De Gaulle (la fameuse formule « de l'Atlantique à l'Oural ») pensaient que le communisme s'effondrerait à moyen terme . De plus la Turquie laïque était rassurante, personne n'imaginait, alors, « le retour de Dieu en politique ». La perte d'influence des religions semblait inéluctable même si l'on pouvait s'efforcer d'interpréter autrement le concile Vatican II (1962). Sans mauvaise conscience notre modèle économique et social était le bon. Il existait dans les pays du Moyen-Orient des élites formées pendant la colonisation qui gardaient les tournures de pensée et d'action des Européens comme la Gaule était restée romaine par l'esprit. Depuis l'on sait que ces élites n'ont pas eu accès au pouvoir : l'Occident n'a jamais encouragé la démocratie au Moyen-Orient et s'est accommodé de gouvernements pétro-stables qui nourrissaient en eux-mêmes et subventionnaient ailleurs des mouvements de « contre-réforme » qui ont fini par prendre une grande influence et retourner le mouvement amorcé après la seconde guerre mondiale. Les élites occidentalisées sans emploi souvent persécutées, se sont vues préférer des nationalistes aux idées conservatrices. En 1973 cela n' était pas perceptible. La Turquie a échappé à cette dérive : l'envie d'Europe donnant du grain à moudre aux élites et une nouvelle légitimité au pari de modernisation imposé par Ataturk.
040
09/12/2002 - 12:00
Xavier Delvart
(MP1993)
Extrait de la dernière newsletter "profession politique". A méditer ... sur le décalage entre le discours et le geste.
Du gaz dans la transposition des directives : L'Assemblée nationale se prononcera, mercredi 11 décembre, sur un projet de loi déjà adopté par le Sénat, prévoyant la transposition en droit français d'une directive européenne ouvrant le marché du gaz à la concurrence, datant de 1998. Le gouvernement de Lionel JOSPIN avait à l'époque volontairement traîné des pieds - tant pour des raisons idéologiques que face à la grogne des syndicats - quant à la transposition de ce texte, qui à terme, impose l'ouverture du marché du gaz à la concurrence et met donc fin de facto au monopole de GDF. Le retard pris par la France dans cette procédure a entraîné sa condamnation par la Cour de justice de Luxembourg. Chaque année, l'Union européenne adopte entre 40 et 60 directives (textes fixant un but obligatoire mais laissant les Etats-membres libres quant à la méthode à adopter) dont le délai moyen de transposition est de 18 mois. Depuis déjà plusieurs années, Paris fait figure de mauvais élève au sein des Quinze et détient le record de retard dans la transposition avec 211 directives en attente, dont quatre datant de 1991. Conséquence logique, la France détient également le record de procédures pendantes devant la Cour de justice pour ce motif avec 205 affaires en instance. Le Conseil européen de Barcelone de mars 2002 ayant fixé comme objectif de passer sous la barre des 1,5% - ce taux atteint 3% en France - de directives non traduites en droits nationaux d'ici le printemps prochain, la ministre déléguée aux Affaires européennes, Noëlle LENOIR a présenté il y a un mois un plan d'accélération de transposition des directives. Le but avoué de ces mesures est ''la division par trois du nombre total de directives en retard ''. Pour y parvenir, elle préconise de préciser tous les six mois en Conseil des ministres la situation des différents ministères en la matière et d'imposer une ''séance de transposition'' régulière au Parlement.
039
22/11/2002 - 12:00
Olivier Ricard
(MP1979)
Le prochain élargissement de l'UE: une opportunité sous conditions, par Olivier Ricard (MP79), présentation (pps, 70 ko) faite lors de la mission du club à Bruxelles le 7/11.
038
08/11/2002 - 12:00
Bernard Jacob
(MP1979)
Un pavé dans la mare (européenne) :
Ce soir dans les colonnes du journal "le Monde", Valéry Giscard d'Estaing déclare à peu près ceci : "La Turquie est un pays proche de l'Europe (...) mais ce n'est pas un pays européen." et : "Sa capitale n'est pas en Europe, elle a 95 % de sa population hors d'Europe, ce n'est pas un pays européen". Il pense que la Turquie n'a pas sa place dans l'Union européenne et que cette entrée signerait la fin de l'Union : "Ceux qui ont le plus poussé à l'élargissement en direction de la Turquie sont les adversaires de l'Union européenne".
Voilà de quoi alimenter le débat avec la Commission...!!    Exprimez-vous en haut de ce forum...
037
08/11/2002 - 12:00
Bernard Jacob
(MP1979)
La mission du club à Bruxelles sur l'élargissement s'est très bien déroulée le 7/11, avec 15 participants. Elle a été passionnante et très enrichissante. Un grand merci à ceux qui nous ont reçus:
- Olivier Ricard (MP79), Direction des Affaires européennes, Totalfinaelf
- Monsieur Maurice Guyader, administrateur principal, Madame Claude Veron-Reville, administrateur, Madame Evelyne Pichon, Direction Générale de l'Elargissement, Commission Européenne
et à Jean-Luc Sion (MP92) pour son aide précieuse dans l'organisation de cette journée.
036
23/09/2002 - 12:00
Sylvie Lainé
(MP1978)
réponse au N°34
Merci à Guy de rappeler qu'après le Grand Duc Jean, le Grand Duc Henri est l'objet de l'affectueux respect des luxembourgeois. Mon texte avait passé sous silence le changement... Ainsi, un Panglossien luxembourgeois d'adoption permet-il à tous de compléter notre info.
035
23/09/2002 - 12:00
Bernard Jacob
(MP1979)
P...comme Portugal, pays des explorateurs, du porto et du madère. Dernière étape du voyage en zone euro.
Un grand merci à Sylvie qui nous aura fait voyager, nous cultiver... et attiré plus de 150 visites sur le forum Europe (3/4 du total annuel); ainsi pas de creux estival cette année dans la fréquentation du site, et le forum Europe aura été la deuxième page la plus visitée en août après la page d'accueil !! Seul petit regret, que les panglossiens ne soient pas plus bavards pour réagir... Nous espérons que Sylvie reprendra sa plume lété prochain... ou avant !!
034
17/09/2002 - 12:00
Guy Berman
(MP1973)
réponse au N°32
Un petit commentaire à propos de ce qui est dit sur le Luxembourg : certes, les Luxembourgeois, et d'autres, ont beaucoup respecté, et souvent aimé, leur Grand-Duc Jean. Mais depuis qu'il a abdiqué en octobre 2000, pour prendre une retraite méritée, au profit de son fils, c'est le Grand-Duc Henri qui est respecté - il est même très populaire.
033
16/09/2002 - 12:00
Sylvie Lainé
(MP1978)
P...comme Pays-Bas, pays des peintres et de l'eau, la plus grande densité de population de l'UE.
032
09/09/2002 - 12:00
Sylvie Lainé
(MP1978)
L...comme Luxembourg, small is beautiful... oh pardon j'oubliais que le Luxembourgeois est une langue officielle de l'UE !!
031
02/09/2002 - 12:00
Sylvie Lainé
(MP1978)
I...comme Italie, de la Rom'...antique à l'Europe qui bouge et nous surprend, l'Italie a plus d'un tour dans sa botte !
030
25/08/2002 - 12:00
Sylvie Lainé
(MP1978)
I...comme Irlande, étape insulaire au pays de la Guinness ...
029
20/08/2002 - 12:00
Sylvie Lainé
(MP1978)
G...comme Grèce, la mère de l'Europe, antique ou moderne elle nourrit nos racines; une étape majeure du voyage en euroland...
028
14/08/2002 - 12:00
Sylvie Lainé
(MP1978)
F...comme France, étape domestique du voyage estival en euroland... venez vous exprimer sur votre pays...
027
08/08/2002 - 12:00
Sylvie Lainé
(MP1978)
F...comme Finlande, étape culturelle dans le grand Nord pour notre voyage estival en zone euro...
026
02/08/2002 - 12:00
Sylvie Lainé
(MP1978)
E...comme Espagne, la nouvelle étape du voyage estival en zone euro !
025
29/07/2002 - 12:00
Sylvie Lainé
(MP1978)
réponse au N°21
Merci David de ta réaction ! Donc, j'ai au moins un lecteur, c'est un bon début... Salut et bonnes vacances à tous.
024
29/07/2002 - 12:00
Sylvie Lainé
(MP1978)
réponse au N°18
Cher Jean-Pierre, que l'hymne européen fasse davantage vibrer que la Marseillaise s'explique peut-être par le choix de l'hymne à la joie comme chant de réunion ! Cela dit, l'histoire est jolie...
023
27/07/2002 - 12:00
Bernard Jacob
(MP1979)
Suite du voyage en zone euro ... cette semaine la Belgique et Bruxelles, capitale européenne.
022
21/07/2002 - 12:00
Bernard Jacob
(MP1979)
Table ronde sur la "Recherche : les défis européens": Madame Claudie Haigneré, Ministre chargée de la Recherche et des Nouvelles Technologies, a présidé cette table ronde à l'occasion des Journées du réseau de coopération et d'action culturelle (17/19 juillet 2002) - Discours de Claudie Haigneré
021
18/07/2002 - 12:00
David Causse
(MP1994)
Bravo à toi Sylvie pour cet investissement et la qualité de tes brèves européennes !!! Avec cette inspiration, on ne se souvient plus de ce qui arriva à Europe, pour mieux se concentrer sur ce qui advint ensuite, Psyché !!!
020
18/07/2002 - 12:00
Bernard Jacob
(MP1979)
Suite du voyage en zone euro auquel vous convie notre chère vice-présidente Sylvie Lainé... cette semaine l'Autriche historico-musicale ! Un petit clic et vous y êtes...
019
11/07/2002 - 12:00
Sylvie Lainé
(MP1978)
Voyage en Zone Euro (n°2) : Semaine 28 (du 8 au 14/7) : A comme Allemagne
018
11/07/2002 - 12:00
Jean-Pierre Le Padellec
(MP1998)
Une petite anecdote : lors de la dernière fête de la musique, le ministère de la défense avait convié plus de 2000 personnes à écouter sur fond de dôme des Invalides de prestigieuses formations musicales de l'armée française. Quelle ne fut pas ma surprise, lors de l'exécution par la garde républicaine de l'hymne européen, de voir ces 2000 personnes se lever et écouter avec autant de respect cet hymne que notre marseillaise nationale. La musique au service de l'identité européenne ? Et pourquoi pas !
017
07/07/2002 - 12:00
Sylvie Lainé
(MP1978)
Cet été, dans le cadre du Groupe Europe, Sylvie Lainé vous propose en Zone Euro, sous forme d'un feuilleton : chaque semaine, un nouveau pays ! Ces brèves vous inspirent ? Vous voulez y réagir ? Y adjoindre vos propres souvenirs ? N'hésitez plus ! A vos plumes !
Semaine 27 (du 1 au 7/7) : Partage
016
13/06/2002 - 12:00
Xavier Delvart
(MP1993)
Premières réponses à ce papier assez construit:
- l'Europe ne s'est pas construite par des politiques libérales mais interventionnistes par organisation de marchés (agricoles, acier, initialement). L'approche que nous connaissons depuis 20 ans date des années 80 : peut-on dire qu'elle vient de l'U.E. et de institutions ou du fait de choix nationaux dont les institutions communautaires ne furent que les relais ?
- L'agriculture subventionnée reste le premier champ de politique économique de l'UE (invetissements ou fonds perdus ? )
- L'Europe a surtout modifié les formes de la politique industrielle dans un sens où les français ne sont peut-être pas "naturellement doués" ? Une partie de la réglementation n'est-elle pas le fruit d'un lobbying industriel (essentiellement le fait de la grande industrie ... )? Question ouverte sur laquelle je n'ai pas de réponses mais un doute.
- Ma crainte par rapport à ce plaidoyer : qu'une politique industrielle publique ne soit : (i) du concept, (ii) de l'aide publique ... dont il soit très difficile d'apprécier l'efficacité et le retour effectif, et qui en général bénéficie à des groupes qui peuvent vivre sans.
Question : la politique industrielle communautaire n'a-t-elle pas évolué vers cette forme actuelle , du jour où un pays a rejoint l'UE, pays "ayant fait" le choix d'une désindustrialisation orchestrée ? Bref derrière cela : de qui au nom de l'Europe défend-on les intérêts ?
Question sans espoir : C'est tout l'avantage de la logique américaine qui - à taille équivalente - épouse une logique nationale (je sais c'est à la mode). Malheureusement la notion d'intérêt européen n'existe pas car l'idendité européenne n'existe pas.
015
31/05/2002 - 12:00
Olivier Ricard
(MP1979)
Idées sur les relations entre l'Europe et la grande industrie, débattues avec Bernard hier... Suggestion de thème de réflexion, voire de mission FNEP.
014
20/03/2002 - 12:00
Bernard Jacob
(MP1979)
A voir: http://www.isupe.com/ notamment les missions de l'ISUPE (Initiative pour des Services d'Utilité Publique en Europe) et la liste des membres. Le trésorier est panglossien (G. Roubach, MP71), EDF est fortement impliqué, et les entreprises membres ne sont pas loin de la FNEP... Une association qui pourrait être un partenaire intéressant dans le projet d'ouverture européenne...
013
11/03/2002 - 12:00
Jean-Pierre Le Padellec
(MP1998)
Quelqu'un connait-il les possiblités de subvention européenne aux associations, et les contacts et formalités pour les obtenir ? Je pense aux asociations visant à améliorer la gestion de l'entreprise, en particulier sur les aspects RH.
012
18/02/2002 - 12:00
Anne-Marie Idrac
(MP1977)
A lire: Le franc est mort, vive l'euro !    (12 ko)
011
11/01/2002 - 12:00
Anne-Marie Idrac
(MP1977)
suit N°8
En tant que présidente du Mouvement Européen France, je vous informe de l'existence d'une section britannique de cette ONG militante des combats pro-européens; j'ai eu l'occasion de faire une conférence devant eux l'an dernier, les coordonnées sont à demander au Mouvement Européen France, 95 rue de Rennes, 75005 Paris.
010
23/12/2001 - 12:00
Bernard Jacob
(MP1979)
L'Euro arrive... quelques informations + Réseau des centres d'information sur l'Europe présenté par N. Fontaine (Présidente du Parlement européen) et P. Moscovici (Ministre délégué chargé des Affaires européennes).
009
15/12/2001 - 12:00
Bernard Jacob
(MP1979)
UE: Valéry Giscard d'Estaing nommé président Convention avenir de l'Europe - AFP le 15/12/2001 13:07
L'ancien chef de l'Etat français Valéry Giscard a été désigné samedi par le sommet européen de Laeken comme président de la future Convention sur l'avenir de l'Europe, a annoncé la présidence belge de l'Union européenne.
L'ancien chef du gouvernement italien Giuliano Amato et l'ex-Premier ministre belge Jean-Luc Dehaene ont été nommés vice-présidents de cette même Convention qui devra réfléchir à partir de mars 2002 et pendant environ un an aux réformes à entreprendre avant le nouvel élargissement de l'Europe prévu en 2004, a-t-on ajouté de même source.
008
03/12/2001 - 12:00
Bruno Auger
(MP1999)
J'ai rencontré : Britain in Europe, association qui supporte le passage à l'Euro en UK ! J'ai un contact là pour essayer d'aller plus loin.
Lors d'une rencontre avec un député Européen, j'ai demandé s'il existait des associations GB correspondant à la nôtre, avec qui nous pourrions construire des liens; il se renseigne. Enfin, je dois rencontrer "the British Council" en janvier (il subventionne des actions de formation et d'échange entre les états membres).
Je continue ces contacts, et dès que j'ai du concret, je vous en fais part.
007
28/11/2001 - 12:00
Sylvie Pittaro-Mennesson
(MP1992)
Compte-rendu de la réunion avec Mme Hamon ( 2 pp., 68 Ko) (FNEP) le 26 novembre 2001 - Thème EUROPE
006
05/10/2001 - 12:00
Bernard Jacob
(MP1979)
Information: Publication d'un Livre Blanc sur la Gouvernance Européenne ( 40 pp., 174 Ko)
Ce document indique les changements qu'il faudrait adopter afin d'améliorer l'efficacité du fonctionnement de l'UE, et surtout, de combler le fossé qui sépare l'Union de ses citoyens.
5 principes généraux: (1) l'ouverture, (2) la participation, (3) la responsabilité, (4) l'efficacité et (5) la cohérence.
Dans le respect du principe de subsidiarité, la commission veut renforcer ses relations avec les autorités locales et régionales et avec les représentants de la société civile au stade de la phase de consultation. Dans cet ensemble, un intérêt particulier est réservé à l'attente du citoyen par l'intermédiaire de la démocratie régionale et locale. Les collectivités territoriales sont mises en avant.
Le processus de consultation sur le Livre Blanc est engagé jusqu'au 31 mars 2002. Fin 2002, la Commission fera un rapport sur les résultats de cette consultation et sur les actions qu'elle aura lancées. Ce bilan devrait permettre l'élaboration d'un agenda de la gouvernance avec les autres institutions européennes.
005
01/08/2001 - 12:00
Fabrice Leggeri
(MP2000)
Plusieurs intervenants ont évoqué l'intérêt et la nécessité de développer un réseau européen pour Pangloss et la FNEP.
Ma qualité d'expert national détaché auprès de la Commission européenne (DG Justice et Affaires intérieures) pour une durée de 3 ans jusqu'en 2003 me permet peut-être de contribuer à rapprocher le Club Pangloss de l'Europe. Je vous informe par exemple qu'une soirée sur le thème "l'Euro, c'est demain", est programmée pour le 26 septembre de 18H à 20H à Bruxelles, à l'initiative de la section française du CLENAD (Comité de liaison des experts nationaux détachés). Les END d'autres pays européens sont conviés à cette manifestation.
Par ailleurs, je suis également membre de la section française de l'Association des Jeunes Fonctionnaires européens. Le principe de cette AJFE est d'organiser une fois par an un congrès où se retrouvent des participants des autres sections (Allemagne, Royaume-Uni et Commission européenne) pendant une semaine. Chaque section est responsable de la préparation d'un thème de discussion et d'étude, qui est présenté aux autres et débattu en petits groupes de travail puis en assemblée plénière. Ce congrès est l'occasion de rassembler une quarantaine de personnes entre 25 et 40 ans, dans un lieu généralement sympathique, pour des activités de réflexion, de visites et de rencontres avec des responsables et des institutions du pays qui nous accueille, le tout dans un climat de convivialité. Le congrès a lieu cette année au Royaume-Uni fin août/début septembre. Il a eu lieu en 2000 à Potsdam, en 1999 à Turin, en 1998 à Strasbourg, en 1997 à Liverpool, en 1996 à Meissen etc..
En 2002, il me semble que c'est au tour de la France d'organiser le congrès. Ce pourrait donc être un "tremplin" européen convivial pour le Club Pangloss, à côté des activités de fond menées en direction de l'Europe en liaison avec la FNEP.
Si des personnes sont intéressées par ces deux propositions, elles peuvent m'envoyer un e-mail (ou me joindre au téléphone).

Enfin, concernant la relance du débat franco-allemand, évoquée par certains intervenants, elle me paraît importante. J'observe cependant, à mon regret, une certaine indifférenciation des relations entre Français et Allemands, qui n'est pas de l'hostilité, mais simplement une banalisation. Sans être la seule cause, je pense que la diminution du nombre de jeunes Français germanophones et du nombre d'Allemands francophones y est pour quelque chose. Comment veut-on avoir le sentiment d'établir une relation privilégiée avec un autre peuple lorsqu'on est obligé d'utiliser un jargon du genre du sabir anglo-bruxellois pour communiquer avec ce peuple. On ne peut découvrir la culture et l'esprit d'un peuple partenaire qu'en pouvant l'entendre dans sa propre langue. En passant par le "Commission English", on ne peut établir qu'une relation de travail technique, utilitariste et à vocation limitée. On l'expérimente tous les jours à la Commission européenne. Je ne veux pas ouvrir ici un débat linguistique, mais notre ouverture à l'Europe passe aussi par la pratique des langues de nos partenaires, et hélas, je le vois à Bruxelles, les Français ne sont pas des plus actifs en la matière.

004
31/07/2001 - 12:00
Pierre-Yves Landouer
(MP1984)
coordinateur Euro chez Natexis Banques Populaires
Qui a dit que l'Euro c'est pour février 2002.  Je m'inscris en faux !
L'Euro c'est maintenant. Demandez si ce n'est pas fait que votre compte bancaire bascule en Euros, demandez un chéquier en Euros et n'hésitez pas à demander aux commerçants à payer en Euros dans la mesure où ils affichent des prix en Euros.
Bien sûr les pièces ne viennent pas avant le 14 décembre et on ne pourra pas les utiliser avant le 1er janvier 2002. Là d'accord, le fiduciaire, c'est début 2002. Que se passe -t-il le 17 février : vous ne pourrez plus payer avec vos vieilles pièces et vieux billets en francs.
Pour en savoir plus : http://www.eurofacile.fr.fm
003
07/06/2001 - 12:00
François Peuchant
(MP1993)
Compte-rendu de l'atelier n°3 du séminaire du CA du 20 janvier 2001 à Précy s/Oise sur: Pangloss et les Réseaux européens
002
07/06/2001 - 12:00
Sylvie Pittaro-Mennesson
(MP1992)
Description du thème du débat: Les panglossiens promoteurs de la culture européenne
001
31/03/2001 - 12:00
Pierre Lagarde
(MP1970)
Il y a une volonté de relance de la coopération franco-allemande. C'est un moment qui me paraît favorable. Mais il y a très peu de feed-back sur le site...